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Mes livres

 
Chez L'Harmattan, 2005.
        
laine-couv.jpg          
  "1,2,3, mes petits koalas..." 
Je ne le regrette pas, je ne le regrette plus.
Pourtant, nous avons été bannis de la société, de notre société, si injustement.
Les mots suffisent à peine à traduire notre souffrance, notre combat contre la différence, l'indifférence...
Nous ne pouvions pas avoir d'enfants. Et alors!
Notre douleur laissait les autres insensibles, au mieux impuissants. Ils ne nous comprenaient pas. Le pouvaient-ils?
Mais je ne le regrette pas, je ne le regrette plus. Nous avons tant gagné en retour.
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants.
En allant vers eux, nous avons tant appris de nous, des autres, du meilleur des autres.
En allant vers eux, nous avons été adoptés par leur famille. Nous sommes devenus les leurs, nous sommes devenus les parents fa'a'amu de leurs enfants. C'est désormais notre place dans cette société si différente, la société polynésienne.
Car l'adoption fa'a'amu n'est pas une adoption ordinaire. C'est une adoption sans abandon, c'est un don sans rupture d'amour...
Alors non, je ne regrette rien.


Chez Publibook, 2006.

                                                            "Le complexe du papillon"


Anna a tout réussi dans la vie, pourtant elle n'a jamais été heureuse.
Détruite pendant l'enfance, elle n'a cessé de se reconstruire, persuadée de s'être perdue en chemin.
Mais ce jour là, elle comprend...
Un flash, un instant et elle revoit sa vie...
C'est toute sa réalité qui se métamorphose enfin.

Le mythe de la chrysalide appliqué au destin d'une enfant étouffée, que rien ne prédestinait à devenir une belle jeune femme, une journaliste de talent, un papillon éblouissant.

Servie par une plume subtile et terriblement introspective, une chronique sociale écrite à demi-mots, qui nous plonge directement dans le coeur et l'âme d'une enfant, d'une jeune fille, d'une femme en plein désarroi.
Entre confession, mal-être et renaissance, un destin finalement ordinaire mais d'autant plus fort, d'autant plus touchant.


Amazone
Fnac     

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A venir, un roman sur le parcours d'un enfant dyslexique.






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Jeudi 14 février 2008
Je cogite depuis deux jours... Ce n'est pas pathologique, c'est habituel chez moi, c'est comme ça que j'avance. 
Quand quelque chose me "travaille", c'est qu'il faut que je m'y arrête un peu.

Je n'ai pas encore les idées bien claires, mais écrire m'aidera certainement à organiser ma pensée et à prendre les décisions, auxquelles j'ai à faire face...

Et oui, il se trouve que moi, je ne suis pas du tout dyslexique et que je fonctionne mieux à l'écrit... marrant pour quelqu'un qui vit une "double vie" dans le monde des dys!

Donc, grande discussion dernièrement avec l'ortho de Nathanaël.
Il est dyslexique, ça c'est OK!
Mais, Bon Dieu, pourquoi parle t'il toujours aussi mal après 5 années d'orthophonie?!
Je ne mets pas l'ortho en cause, elle est super! Et quand on sait que Nathanaël parlait à peine à 4 ans, il est évident que grâce à elle, il a fait des progrès énormes.
Oui, mais un trouble du langage, comme avait Bastien, par exemple, se rééduque en une année, deux maximum... Alors là, pourquoi ne parle t'il toujours pas normalement?!
Car à Bicêtre, ils ont écarté la dysphasie. 
"Séquelles de trouble du langage" disent-ils... à bientôt 10 ans, peut-on toujours parler de séquelles, quand il n'y a pas d'amélioration?
Nathanaël ne serait "que" dyslexique et ça m'a bien arrangée sur le moment!

Nathanaël progresse, mais son retard scolaire s'accroît. Et c'est sur le langage écrit, malgré la dyslexie, que Nathanaël se repose pour améliorer le langage oral. Beau paradoxe!
J'y ai passé du temps sur internet. J'ai cherché pour me prouver le contraire... mais il faut bien en arriver à l'évidence.
Nathanaël est dysphasique.
Seulement, je ne suis qu'une maman. Quelle valeur peut avoir ma propre conviction!
Même si l'ortho est déjà convaincue depuis toujours et rééduque Nathou, comme un dysphasique...
Si je suis perturbée à ce point, c'est que ce "dys "qui change, change beaucoup de choses. L'avenir de Nathou n'est plus calqué sur celui de son frère. Rien que d'y penser, je sais déjà que la 6ème dans le collège de Bastien et de Manon est un massacre annoncé.
Là, il est tranquille dans sa petite école très compréhensive... mais au collège, déjà que la dyslexie, j'ai eu du mal à la leur faire comprendre, alors les problèmes de nathou, quelques soient leurs noms!!!

Par chance, une UPI TSL (classe spéciale pour les enfants atteints d'un trouble du langage, intégrée dans un collège ordinaire) vient d'ouvrir pas trop loin... Ca veut dire que Nathanaël devra quitter ses copains... il en est déjà malade... et c'est toute sa souffrance qui m'est ressortie hier à la figure!

- je n'aurai pas d'amis, parce que je suis nul!
- alors ça sert à rien que je travaille dur, je suis puni quand même!
- je suis malheureux parce que j'y arrive pas!
...
Il a fallu longuement discuter avant qu'il admette qu'il serait encore plus malheureux s'il n'était pas compris et aidé comme il l'a toujours été.
Alors je crois qu'il va s'y faire...

Bon, on a le temps encore et c'est pas plus mal, qu'au hasard des détours de la vie , je me sois enfin réveillée.
Il va falloir relancer le centre référent pour obtenir un diagnostic clair ou bien attendre l'année prochaine, comme prévu... ils sont surbookés et délèguent, délèguent aux ortho, qui n'ont pas le droit de valider ce qu'elles pensent?! Mais c'est dur d'attendre !
Il va falloir penser à une autre méthode de rééducation, proposée par l'ortho... mais chez une consoeur! Nathou ne veut pas, je crois que je vais respecter sa décision. Mais il faut encore y réfléchir...
Il va falloir prévoir de se renseigner sur la fameuse UPI... 
Des décisions en perspective.

Ce soir, il est rentré de l'école et a voulu me raconter le film qu'ils ont vu au cinéma. Je l'ai écouté attentivement mais avec l'esprit critique, contrairement à d'habitude... Mon Dieu, ce qu'il galère... 
Son discours n'est que "boum, bim, bam, alors il a fait plitch et  ploutch et ils y sont y allés et ils ont re le fait"... et tout d'un coup, un mot "dispersé" correct, bien utilisé...
Ca m'a achevée!
Enfin pas tout à fait... c'est Bastien qui a terminé le "travail" ce soir.
Il est rentré avec un courrier de sa prof principale. Super, elle a réuni les profs pour faire un bilan de mi-trismestre.
Il y a des côtés positifs... la capacité de réflexion, le devoir de géo type brevet avec une note honorable, la moyenne à l'écrit en français qui reste correcte.... et ce fichu trouble de l'attention qui fiche tout en l'air! C'est un avertissement de conduite assuré au prochain conseil de classe!
Cette année, les prof supportent ce déficit d'attention, parce que je veille aux grains... mais après?!

Non, je ne suis pas démoralisée. J'accuse le, les coups, comme d'habitude. Une fois de plus, j'accepte l'idée que nous ne sommes qu'en chemin, mais pas au bout du tunnel! Une fois de plus, je gravis une marche. C'est toujours assez brutal, car on veut résister, refuser. mais ça ne sert à rien.
Si je suis aussi sincère, c'est pour témoigner de ce que représente "nos soucis" au quotidien. Que ceux qui n'ont pas ces soucis-là, apprennent et que ceux qui les ont soient rassurés, ils ne sont pas seuls.
par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Mercredi 13 février 2008

 

Tout spécialement pour Lo!!!... encore que rien à voir, avec le Ia Ora de Moorea!

collage2-copie-1.jpg

....et il n'y a pas 16 photos, non plus, parce que il n'y a pas grand chose à voir!

D'abord, il y a mon chat, Chocolat.
Des photos.
Encore des photos, plein le mur!
Pour frimer et faire "celle qui fait du sport"... du matériel, tout neuf!
Ah, mon ordi "chéri", mon fidèle collaborateur, celui qui connait tout mes secrets... 
Un bel article sur "les koalas".
Des livres.
Plein de livres.
Et des tas de dossiers "dyslexie, MDPH, recherches, documents divers, textes officiels..."
3 livres, au hasard.
Le "big" dossier dys de Bastien, actuellement sorti, je prépare sa "troisième" et le brevet... l'année prochaine! Je vous assure, il faut bien ça!
La vue sur l'extérieur, avec des arbres en hiver, pour Lo qui a dû oublier!

Et vous, c'est comment!

par sabine publié dans : blablabla
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Samedi 9 février 2008

Je viens de lire cet article, qui répond parfaitement à mes interrogations de l'année dernière, pour savoir qui de l'oeuf ou de la poule de la dyslexie et de l'adoption... bref, quelle est l'interaction entre la génétique et la psychiatrie dans la dyslexie.
Pour rappel, mes articles:
http://meskoalas.over-blog.com/article-5122824.html
http://meskoalas.over-blog.com/article-5224789.html
http://meskoalas.over-blog.com/article-5365550.html


Dyslexie : vers une résolution du dilemme neuro-psychiatrique ?
lundi 6 août 2007

 

Tous les visiteurs de ce site ont probablement feuilleté, peut-être parcouru, voire, pour certains, lu le volumineux rapport publié par L'INSERM au début de cette année 2007, intitulé « dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques ». La rédaction de ce rapport a été l'occasion de fructueux échanges entre les auteurs, durant les deux années qu'ont duré les travaux de l'expertise collective (voir à ce propos sur ce site le résumé des données récentes sur les traitements de la dyslexie ), mais aussi entre les rédacteurs et quelques personnalités invitées à donner leur avis critique, dans des « notes de lecture », sur le contenu de ce rapport. L'une de ces notes de lecture est celle du Pr Nicolas Georgieff, de l'Institut des Sciences Cognitives à Bron. Dans sa note (p. 811 et suivantes du Rapport), le Pr Georgieff, en tant que pédopsychiatre, discute de façon pertinente et éclairée, deux points principaux : d'une part la validité, à son sens, des données rapportées, et d'autre part leur utilité pour le pédopsychiatre. C'est certainement sur le premier point que la discussion est la plus édifiante : "…il existe pour les mêmes objets d'étude deux champs de connaissance correspondant à deux perspectives méthodologiques : l'une fondée sur l'approche objective expérimentale, l'autre fondée sur l'approche clinique intersubjective. La première correspond aux sciences cognitives, aux neurosciences et à l'épidémiologie ; dans la seconde s'inscrivent la psychopathologie clinique et les sciences de l'éducation". La dialectique est, d'entrée de jeu, remarquablement bien esquissée : on oppose donc ici l'approche expérimentale et la psychopathologie clinique. On remarquera que, par la même occasion, on place de facto, les sciences de l'éducation aux côtés de la psychopathologie, ce qui pourrait se discuter. Quoi qu'il en soit, l'argumentation est relativement simple : utiliser la démarche expérimentale pour aborder les troubles d'apprentissage, n'est pas forcément la bonne voie, en tout cas n'est pas la seule voie possible. On nous rappelle ici qu'il existe "de nombreux travaux de psychopathologues cliniciens, psychanalystes ou non, ainsi que de chercheurs en sciences de l'éducation" et que ces travaux sont tout aussi respectables que les travaux expérimentaux modernes. Le Pr Georgieff remarque du reste que le rapport des experts, tout en se donnant comme objectif une compilation des données scientifiques existantes, ne rejette pas l'utilité de l'apport de psychopathologues ayant travaillé spécifiquement sur les troubles d'apprentissage et du développement. De fait, N. Georgieff, comme du reste l'auteur du chapitre 13 du Rapport (p. 367 et suivantes), plaident pour une prise en compte de la complexité de ces troubles et de leur multi-dimension qui imposent de ne rejeter aucune approche explicative. Ce qu'on oublie de nous dire ici, c'est que les idées véhiculées dans ces travaux, essentiellement inspirées de l'idée Freudienne des rapports complexes entre l'inconscient et le langage en général (et par voie de conséquence avec le langage écrit en particulier), ne se prêtent que peu à la multidimensionnalité, ne serait-ce que par la sacro-sainte opposition, que rappelle bien N. Georgieff, entre le déficit et le symptôme, opposition fondamentalement étrangère à la clinique médicale qui fait précisément du symptôme la marque visible du déficit. L'auteur du paragraphe « troubles d'apprentissage et psychanalyse », dans le Rapport de l'expertise collective, décrit pourtant, de façon certes quelque peu idéale, une situation où la démarche intégrative entre neurosciences et psychanalyse pourrait prendre place : "lorsque l'enfant et sa famille sont en souffrance, et/ou lorsque la rééducation appropriée ne donne pas les résultats escomptés, l'analyse du développement psychique de l'enfant et de ses interactions avec son environnement, utilisant les modèles psychanalytiques, peut s'articuler avec les données cognitives".

En fait, et c'est là, à mon sens que réside le nœud du problème (et de l'incompréhension entre les tenants des deux approches), l'expérience quotidienne d'enfants en difficultés d'apprentissage nous montre que la trajectoire de prise en charge est fondamentalement différente selon que l'enfant est adressé en première intention à un praticien de formation psychanalytique ou à un praticien de formation neuropsychologique, alors que si chacun pouvait faire appel à l'autre lorsque le besoin s'en fait sentir, on ne devrait plus voir de telles disparités. La question théorique sous-jacente, et qui s'impose dès lors, est la suivante : face à un trouble d'apprentissage, le neuropsychologue considère en général que la difficulté d'apprentissage est liée à une prédisposition génétique, qui provoque le trouble, mais ne détermine pas nécessairement son intensité, qui, elle, peut être modulée, accentuée voire révélée par un facteur psychologique ou environnemental. Face au même trouble, le psychanalyste, lui, va faire en première intention l'hypothèse générale que le « symptôme » est la manifestation d'un conflit inconscient, par exemple lié à la mal-résolution de l'Œdipe. Dès lors peut-on imaginer que ledit psychiatre accepte, en retour, de considérer que des facteurs d'ordre instrumental puissent se greffer sur l'éventuel malaise inconscient pour moduler l'intensité du trouble observé, et par là nécessiter la co-intervention selon les deux approches ? N. Georgieff, dans un premier temps, ne semble pas prêt à admettre cet échange de bons procédés, lorsqu'il écrit « l'expérience clinique démontre qu'il existe des troubles des apprentissages de nature « fonctionnelle », réversibles, sans anomalies structurelles des processus cognitifs mis en jeu, sensibles aux approches psychothérapiques individuelles et familiales » ce qui, à l'évidence, ferme la porte à la notion de prédisposition biologique. Mais, heureusement, il corrige immédiatement après : "Il faut veiller à ne pas exclure les déterminismes cognitif, génétique et neurobiologique également présents". Le mot important, ici est : « également » et Nicolas Georgieff finit de nous rassurer lorsqu'il écrit plus loin : "On peut donc proposer un modèle pluridéterministe, tel qu'il s'impose globalement en psychiatrie, et un gradient entre causalité environnementale et psychologique prédominante (produisant des anomalies acquises), et causalité génétique et biologique prédominante prédisposant à des anomalies innées, ces deux causalités interagissant le plus souvent".

On ne peut qu'adhérer à ces lignes et même espérer qu'elles fournissent une base de réflexion aux tenants des deux parties pour tenter le rapprochement aujourd'hui inévitable entre la psychiatrie et la neuropsychologie en matière de troubles d'apprentissage. Quant aux « causes pédagogiques », auxquelles fait référence un autre commentateur du Rapport (p. 819), il me semble que neurologues et psychiatres seront d'accord pour dire qu'elles n'existent pas, et qu'elles ne sont qu'un prétexte pour une minorité de théoriciens en épistémologie de l'éducation, à nier en bloc l'existence de troubles authentiques pouvant interférer avec les apprentissages et par là même bouter hors de l'école à la fois la médecine et la psychiatrie.

Pour conclure, je ne cacherai pas que nous étions très inquiets, à l'issue de la rédaction du Rapport INSERM, des réactions que celui-ci pourrait susciter dans les milieux psychiatriques, d'autant que les rapports précédents avaient été accueillis de manière pour le moins mitigée (rapport sur les psychothérapies et rapport sur les troubles des conduites). La suite nous a montré que ces craintes étaient, heureusement, injustifiées. Je dirai qu'à la réflexion, et après en avoir discuté à de nombreuses reprises avec divers collègues pédopsychiatres, je suis de plus en plus confiant quant à la résolution prochaine de toutes les zones d'ombre qui persistent, en matière de troubles d'apprentissage, entre neuropsychologie et pédopsychiatrie, pour le grand bénéfice, évidemment, des enfants concernés et de leurs parents.

Michel Habib   http://resodys.org/breve.php3?id_breve=46

par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ecole-et-Education
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Vendredi 8 février 2008
Comme on n'est jamais mieux servi que par soit même...
Non, pas du tout en fait! 
...J'ai fait une petite erreur de manip, qui m'a amenée sur une page, qui m'engageait à créer ma communauté!
Alors je me suis lancée, quitte à y rester seule, au moins je serai chez moi!
Evidemment c'est pour éveiller les esprits des enseignants, mais aussi des parents, sur notre dyslexie chérie.... et oui, il nous arrive de pactiser!

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par sabine publié dans : dyslexie communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 5 février 2008
Sans en dévoiler trop encore sur mon dernier livre, par superstition tant que je n'aurai pas trouver d'éditeur, je peux déjà vous dire que mon personnage s'appelle Ugo. Il est dyslexique et c'est son itinéraire vers l'espoir, que j'ai tenté de raconter.

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que je l'ai rencontré, en vrai!
Il s'appelle Philippe. C'est un étudiant.
Il y a quelques mois, il a créé un blog. Il pensait pourvoir s'y exprimer librement. Etre critiqué, certes, mais sur le fond de ses propos, pas sur la forme. Il pensait être libéré de la dyslexie mais il a reçu de nombreux commentaires insultants vis à vis de son handicap.
Alors, il s'est expliqué, encore une fois. 
Avec intelligence, avec sensibilité, avec force et surtout avec brio... bien mieux en une page, que je ne suis parvenue à le faire en un livre.

Alors lisez et vous comprendrez tout ce que j'essaie de retranscrire sur ce blog, de ce que vivent mes enfants et tous les autres dys.
Vous comprendrez toute l'incompréhension, la souffrance, la frustration, l'acharnement de la société .... et le courage qu'il faut, pour vivre avec ce handicap invisible:



Bonjour.

Je suis l'étudiant qui est visé par ces critiques...

Je me donne le droit de réponse :

Tout d'abord avant de juger je voudrais vous expliquer :

Avant d'apprendre à lire et à écrire d'une manière compréhensible (entendez dans une phonétique correct), il ma fallu beaucoup de temps... De nombreuses années, durant les qu'elles j'ai du accepter la frustration de ne pas pourvoir m’exprimer comme tout le monde, et la difficulté de me sentir moins bon (entendez chez un enfant plus con) que la moyenne en ce qui concerne le français. J’ai durant de très nombreuse année été suivie par des orthophonistes et cela dans le but d’apprendre à lire et à écrire le plus correctement possible. Malheureusement, même avec beaucoup de volonté pour essayer d’acquérir et être capable d’appliqué les règles de grammaire et d’orthographe, je suis toujours resté très en dessous de la moyen. J’ai du accepter de recevoir régulièrement des zéros lors de dictée. (Elle était régulière à mon époque). Certain enseignant  ayant même donnée des notes négatives (qui valait zéro sur la moyen) pour essayer de me montrer les progrès que je pouvais faire dans ma nullité (c’est déjà mieux que rien faire, me direz-vous).  Je vous passerai les difficultés qui ont été lié à la rééducation orthophonique.

Durant tout mon parcours scolaire, j’ai du faire face à des enseignant qui considérait que la dyslexie n’existait pas, ou ceux qui en avait rien à faire. Je partais donc dans de nombreuses matière avec des points en moins (souvent deux consacré à l’orthographe). Petit à petit, je me mettais dans le fond de la classe, devant faire taire mon avidité au savoir, afin de passer inaperçu. Petit à petit, cette envie de rester inaperçu, c’est transformé  en une amertume de la vie (et oui ont devient tous ado un jour ou un autre). J’avais perdu confiance en moi, et franchement aucun enseignant n’à chercher à m’aidez, avant que j’arrive en troisième. C’est la première fois, qu’une enseignant à tenté de rallumer la flamme qui petit à petit c’était éteint, qui petit à petit c’était résigné au sort que l’on voulait bien m’infliger (cap, bep [sans vouloir dire que ces diplôme sont dégradant, il ne correspondait absolument pas à mes ambitions]). Heureusement j’ai rencontré cette enseignant  qui un jour m’a arrêté dans un couloir et m’a dis en quelques sorte « Avez vous copiez votre rédaction quelque part dans un livre ? Pourtant il y a autant de fautes que d’habitude». Cette enseignante ne sais surement pas, tout le bien qu’elle m’a fait avec ces quelques mots, car non, j’avais fait ce travail tout seul. Elle m’avait redonné confiance avant cette épisode, (ce fut la première enseignante à me parler de ma dyslexie), et c’est ainsi que malgré mes fautes, j’ai décidé d’écrire avec ce que j’avais sur le cœur. Grâce à ce quinze (première fois, où j’avais une note au dessus de 10 en rédaction), j’ai décidé de refuser ce que me proposait la conseiller d’orientation et de continuer mes études jusqu’aux BAC. La encore, tout le monde m’a dis que cela serai très dure, que je pourrai ne pas y arriver. Mais même, si on m’a imposé un BAC STI, j’ai réussi avec mention assez bien…  Enfin… là…, au moment où je regarde les résultats,  je revis de nouveau, l’avenir devient plus claire… On n’avait, bien entendu, déconseillé d’aller à la fac, car la encore on prévoyait mon échec à court terme. Mais il en est qu’aujourd’hui, je suis en master de psychologie. Les enseignant me sanctionne pour mes fautes d’orthographe car j’ai décidé de ne pas dire que j’étais dyslexique, et je ne le fait pas valoir pour les examens (pourtant j’aurai le droit à un tiers temps en plus). Je réussis aujourd’hui, car les personnes qui me note, se rende peut-être compte, que ce que j’écrie est loin d’être cons. Je tien bêtement à dire que mes notes de dossier (donc travail que je peux faire corriger [en partie]) tourne tout entre 14 et 19. Et oui, on peut écrire comme un con et avoir quelque chose à dire comme un universitaire.

Toute ma vie, j’ai souffert de ce handicap. Dès mon plus jeune âge, j’ai très vite compris que la vie ne sera pas le long fleuve tranquille, que l’on souhaite à tous (enfant modèle qui gratifie sa maman de bonne note). Mais que cela ne tienne, je n’ai pas envie de baisser les bras… J’ai le droit à l’université, celui de monter d’un échelon social, et de pouvoir promette pour mon avenir, qu’une simple maison, et une vie paisible avec une femme et des enfants. Je ne veux pas rester dans mes tours de la banlieue de Lyon et avoir toute ma vie le regret de ne pas avoir essayé ; de ne pas réussir. Je suis qu’en master 1 et rien ne dis que j’aurais une place en master 2, mais personne ne m’empêchera de tenté ma chance. Cela fait longtemps que je rêve de cette réussite, de montrer à mes chers et tendres enseignants (conseillère de désorientation, etc), qui on tout fait pour me décourager, que je ne suis pas une petite merde sans intérêt, qui doit rester dans la misère qu’on lui propose. Je suis un jeune homme plein de courage, qui affronte depuis bien longtemps la réalité de la vie, qui à juste envie de s’exprimer, de crier « j’existe ». Je veux que vous comprenez que je ne suis pas un débile, que je ne viens pas de la génération SMS (je ne sais même pas écrire en SMS, moi j’écrie des mots en entier –imaginer un peu l’écriture en SMS plus mes nombreuses fautes ! Mais cela serait surement incompréhensible ?!), mais surtout que toute ces attaques me touche personnellement, me blèse, me font douter de moi.

Je ne pensais pas au départ du blocage, de faire un blog, mais seulement quelques articles publier ici et là, en demandant à des proches d’enlever les erreurs les plus grossières. Mais ensuite, je me suis dis que le meilleure moyen est encore de la diffusez par mes propre moyen (justement). C’est ainsi que le première article est apparu. Ensuite, en voyant que certain m’encourageaient à continuer (alors qu’aucune remarque sur mes fautes n’avait été fait), j’ai donc pris m’a plume (confiance) et continuer mes articles. Mais là, franchement, cette confrontation avec le monde réelle me dégoute. Cette société va-t-elle me reprocher toute ma vie, d’être différent, et de ne pas avoir réussit à la corriger (cette différence). J’aime bien le doux euphémisme des ces terme : « situation d’handicap »… Ce n’est surement pas pour rien que je m’oriente aujourd’hui en handicap et inadaptation.  Encore une fois, je verse des larmes pour quelques choses que j’aimerais tellement plus simple, tellement moins compliquer. Vous savez du genre, il suffit de bosser pour y arriver. Et bien croyez moi, je bosse, je me donne à fond, et je réussirai, là ou d’autre (qui n’ont pas mon problème) n’auront pas réussit. 
Merci de votre compréhension, où au pire de votre ignorance, c’est toujours mieux que des critiques qui ne risquent surement pas de me faire avancer… Laissez-moi vivre…

(Message repris avec l'accord de son auteur, que je remercie.)

par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Dimanche 3 février 2008
DYSLEXIE
 au collège : mission possible !
Conférence – débat
Comment accompagner les difficultés d’apprentissage,
 Comment trouver des ressources.
 
Sophie Lanis enseignante de Lettres,
Spécialisée en Troubles du langage
 
Vendredi 15 Février à 20h30
Salle des fêtes d’Enghien les Bains
Rond point du 18 juin 1940 - 95880 d’Enghien les Bains
(Avenue de la Ceinture près du Casino)
Entrée gratuite pour les adhérents
2€ de participation aux frais pour les non-adhérents
 
Organisé par l’APEDYS 95 
Site Internet : http://www.apedys.org
Contact E-mail :valdoise@apedys.org
Adresse : 7, bis Allée des vergers 95430 Auvers-sur-Oise
 
                                                                                                                                               
                                                         ASSOCIATION DEPARENTS D'ENFANTS DYSLEXIQUES
                                                                                                  



par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Samedi 2 février 2008
Fini les collections de cartes Pokémon ou autres...
Le dernier truc à la mode chez les ados est le finger skate!
Encore une passion qui passera mais pour laquelle je ne vois toujours pas l'intérêt, qu'ils y trouvent. Je dois vieillir...

Il existe tout un équipement, cher, évidemment, mais on peut aussi se construire des rampes avec des boites à chaussures! Là, j'y vois un intérêt créatif, au moins!
Mon loulou passe son temps à découper tout ce qu'il trouve... par contre, plus possible de mettre la main sur un rouleau de scotch ou des règles! Où sont-ils donc?!

Alors pour vous donner une idée de ce que ça donne, voilà.... c'est pas mon loulou. Il est parti avec tout son attirail chez un copain!


A côté de cela, il y a aussi le pen spinning, qui se pratique en classe de préférence, pour passer le temps et agacer les professeurs...
Si après tout ça, nos ados n'ont pas un 20/20 en dextérité, j'y comprends rien... juste pour remonter la note de vie scolaire!



par sabine publié dans : Jour après jour communauté : La communauté pédagogique
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Vendredi 1 février 2008

We don't need no education
We dont need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone
Hey ! Teachers ! Leave them kids alone !
All in all it's just another brick in the wall.
All in all you're just another brick in the wall.

We don't need no education
We dont need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone
Hey ! Teachers ! Leave them kids alone !
All in all it's just another brick in the wall.
All in all you're just another brick in the wall.

"Wrong, Do it again !"
"If you don't eat yer meat, you can't have any pudding.
How can you have any pudding if you don't eat yer meat ?"
"You ! Yes, you behind the bikesheds, stand still laddy !"


Pink Floyd - Another Brick In The Wall
envoyé par djoik      


Je ne vais pas me faire que des amis... Tans pis!
Ce clip représente assez bien ma colère vis à vis du "moule" dans lequel on veut toujours faire entrer nos enfants.
par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Mardi 29 janvier 2008
Il faut croire que le concept de "dyslexie" est assez vendeur. 
Et doit pas mal rapporter, surtout...

Il existe des méthodes, diverses et variées, qui exploitent le désarroi des familles. C'est malhonnête mais plus ou moins légal. 
Bon, là, à chacun de se faire son opinion... En admettant qu'on puisse garder toute objectivité, lorsqu'on voit son enfant en souffrance.

A côté de cela, il y a aussi le monde merveilleux des sectes. 
Bien sûr, tout le monde connaît Tom Cruise, fervent scientologue ,"ex" dyslexique...
Car oui, la scientologie guérit la dyslexie! Ah bon, ben qu'est-ce qu'on attend alors... 

Mais il n'y a pas qu'eux!
Il y a deux ans de cela, une journaliste, charmante, très compréhensive et je l'avoue avec une empathie étonnante, m'annonce que mes enfants sont des enfants indigos... et que j'ai bien de la chance!
Ca, je le savais, mais pas pour cette raison là!
J'avais donc fait des recherches et OUI, mes enfants ont des pouvoirs, puisqu'ils sont dyslexiques! Youpi....

Juste par curiosité, regardez un peu comment on reconnaît un enfant indigo!!!
... Moi je dirais plutôt, un enfant tout court! Et je rajouterais, mal élévé, en plus!
C'est édifiant...

Et pour vous nettoyer le cerveau après cette incursion malencontreuse, autocleaner !
 
par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Dimanche 27 janvier 2008

 

Faites-en un bon délinquant

Il s’agit de 12 règles, données par la police de Seattle, dans l’Etat de Washington, aux USA, proposées aux parents qui désirent faire de leur enfant un bon délinquant :

1. Dès l’enfance, donnez-lui tout ce qu’il désire. Il grandira en pensant que le monde entier lui doit tout.

2. S’il dit des grossièretés, riez, il se croira très malin.

3. Ne lui donnez aucune formation spirituelle. Quand il aura 21 ans, « il choisira lui-même ».

4. Ne lui dites jamais : « C’est mal » Il pourrait faire un complexe de culpabilité. Et plus tard, lorsqu’il sera arrêté pour vol de voiture, il sera persuadé que c’est la société qui le persécute.

5. Ramassez tout ce qu’il laisse traîner. Ainsi, il sera sûr que ce sont toujours les autres qui seront responsables.

6. Laissez-lui tout lire. Stérilisez la vaisselle, mais laissez son esprit se nourrir d’ordures.

7. Disputez-vous toujours devant lui. Quand votre ménage craquera, il n’en sera pas choqué.

8. Donnez-lui tout l’argent qu’il réclame. Qu’il n’ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu’il ait les mêmes difficultés que vous.

9. Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boisson, confort, sinon il sera « frustré ».

10.Prenez toujours son parti. Les professeurs, la police lui en veulent à ce pauvre petit !

11. Quand il sera vaurien, proclamez vite que vous n avez jamais rien pu faire.

12. Préparez-vous à une vie de douleur ; vous l’aurez.

Pour éviter qu’il devienne délinquant, le plus important est d’accorder du temps, de l’amour, des limites et, de la stabilité à l’enfant, de communiquer ouvertement avec lui et de lui montrer l’exemple. Ce n’est pas simple tous les jours, mais c’est le meilleur chemin.

Rosette POLETTI (infirmière, pédagogue et psychothérapeute) avec la collaboration de Barbara Dobbs.

par sabine publié dans : blablabla communauté : Ado Dys et compagnie!
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