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Mes livres

 
Chez L'Harmattan, 2005.
        
laine-couv.jpg          
  "1,2,3, mes petits koalas..." 
Je ne le regrette pas, je ne le regrette plus.
Pourtant, nous avons été bannis de la société, de notre société, si injustement.
Les mots suffisent à peine à traduire notre souffrance, notre combat contre la différence, l'indifférence...
Nous ne pouvions pas avoir d'enfants. Et alors!
Notre douleur laissait les autres insensibles, au mieux impuissants. Ils ne nous comprenaient pas. Le pouvaient-ils?
Mais je ne le regrette pas, je ne le regrette plus. Nous avons tant gagné en retour.
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants.
En allant vers eux, nous avons tant appris de nous, des autres, du meilleur des autres.
En allant vers eux, nous avons été adoptés par leur famille. Nous sommes devenus les leurs, nous sommes devenus les parents fa'a'amu de leurs enfants. C'est désormais notre place dans cette société si différente, la société polynésienne.
Car l'adoption fa'a'amu n'est pas une adoption ordinaire. C'est une adoption sans abandon, c'est un don sans rupture d'amour...
Alors non, je ne regrette rien.


Chez Publibook, 2006.

                                                            "Le complexe du papillon"


Anna a tout réussi dans la vie, pourtant elle n'a jamais été heureuse.
Détruite pendant l'enfance, elle n'a cessé de se reconstruire, persuadée de s'être perdue en chemin.
Mais ce jour là, elle comprend...
Un flash, un instant et elle revoit sa vie...
C'est toute sa réalité qui se métamorphose enfin.

Le mythe de la chrysalide appliqué au destin d'une enfant étouffée, que rien ne prédestinait à devenir une belle jeune femme, une journaliste de talent, un papillon éblouissant.

Servie par une plume subtile et terriblement introspective, une chronique sociale écrite à demi-mots, qui nous plonge directement dans le coeur et l'âme d'une enfant, d'une jeune fille, d'une femme en plein désarroi.
Entre confession, mal-être et renaissance, un destin finalement ordinaire mais d'autant plus fort, d'autant plus touchant.


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A venir, un roman sur le parcours d'un enfant dyslexique.






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Samedi 23 février 2008
Allez, une petite dernière!
Cela étant dit, je trouve cet exemple bien plus parlant, que tous les termes compliqués, qui s'appliquent au processus de la lecture. Voyez par vous même. 



dyslexiezp7.jpg
par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Jeudi 21 février 2008



koala-journal.jpg


Exactement!!! 
Alors, en tant que bonne famille Koala, on va prendre le large!
A bientôt.... 
Et bonne reprise à ceux qui terminent leurs vacances, lol!
 

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par sabine publié dans : Jour après jour
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Lundi 18 février 2008
Suite à mes interrogations de la semaine, quand je dis que j'avance en cogitant, c'est bien vrai!
Trouver des infos théoriquo-médico-scientifico-compliquées sur la dysphasie, ce n'est pas bien difficile. 
Par contre, les comprendre, les interprêter et surtout les intégrer à la réalité du fonctionnement des MDPH (maison du handicap), des centres référents et autres sytèmes administratifs, là, ça devient ardu. 
Car bizarrement, plus personne ne veut se positionner, quand il s'agit de poser un diagnostic clairement défini. Pourtant, un chat est un chat... mais en terme de dysphasie, il semblerait que non!
J'ai quand même fini par trouver un article intéressant, qui répond à mes questions et s'intègre aussi à la réalité. Je vais donc pouvoir le soumettre au centre référent, lors du prochain rendez-vous. 

Voici un passage de cet article:

Pour de nombreux auteurs, la différence essentielle avec le retard de langage repose sur le critère de durabilité : un trouble du langage persistant au delà de six ans n’est plus considéré comme un retard simple. Ce critère n’est cependant pas utilisable pour une prise en charge précoce. De plus, même si la dysphasie et le retard sont des dé­ficits des performances verbales en regard des normes établies pour l’âge, certaines caractéristiques leur sont propres. En effet, le retard de langage est à peu près homogène sur tous les plans ; c’est une simple immaturité du système. Dans la dysphasie, le trouble langagier est très hétérogène, où l’altération linguistique correspond à des formes aber­rantes, non retrouvées dans le développement normal du langage, ni dans le retard simple, avec coexistence de formes correctes et incor­rectes non définitivement acquises. Ainsi la dysphasie est une atteinte du cadre linguistique, un trouble structurel, d’où la permanence du déficit, alors que le retard de langage est une atteinte du contenu, un trouble fonctionnel dû à un mauvais remplissage du cadre.
http://www.lesao.com/spip.php?article149

Une fois ce problème réglé, qu'il y ait dysphasie ou trouble du langage, peut importe finalement, il faudra s'occuper de l'UPI (unité pédagogique d'intégration)...

Car vendredi soir, il y avait une conférence sur "la dyslexie au collège". 
Je pensais y aller pour m'informer et aider Bastien.... et oh, surprise, alors que j'étais en plein questionnement à propos de l'opportunité d'orienter Nathanaël vers une UPI... l'intervenant de cette conférence était une enseignante spécialisée de cette fameuse et mystérieuse UPI!
Si c'est pas un coup de chance, ça!
Pour moi, il n'y a plus de doute. Il faut qu'il y aille, c'est le bonheur absolu pour un enfant dys!
Je ne sais même pas comment vous expliquer... que ce soit la pédagogie, la méthodologie, la reconnaissance du handicap mais aussi l'exploitation des capacités supérieures des dys, tout est adapté à leur façon différente d'apprendre.
Mais sans les mettre en position de se sentir différents. 
Ils sont valorisés dans leur différence, de telle sorte qu'ils aident les enfants non dys de la classe, là où leurs aptitudes sont supérieures... Je vous dis, c'est le bonheur!

Mais, le bonheur n'est pas si simple à atteindre...
Il faut être reconnu handicapé à plus de 50% pour y être admis. Et c'est là le Hic... Nathanaël a une reconnaissance de handicap mais sans validation du pourcentage. 
Car, qui dit supérieur à 50%, dit "argent", octroi de l'AEEH (allocation ), de matériel pédagogique couteux comme des ordinateurs et logiciels adaptés, mise à disposition d'une AVS (auxillaire de vie), possibilité d'aller en taxi au collège... Alors forcément, les MDPH ( et CDA )qui se basent sur le guide-barême, qui n'a pas encore intégré clairement le handicap cognitif, profitent de ce flou artistiaue pour se réserver le droit de refuser le fameux taux de 50% et ce, d'un département à l'autre, c'est tout à fait aléatoire!
Mais maintenant que j'ai vu ce qu'est cette UPI, que Nathanaël commence à se faire à l'idée et que je sais par avance qu'une 6ème classique n'est pas envisageable, je vais me battre!
Le médecin scolaire est pour cette UPI. L'enseignant référent... je vais la contacter pour qu'elle nous appuie... quant au centre référent, il faut que j'obtienne qu'ils refassent un bilan et y mentionnent la nécessité d'aller en UPI.

Alors je reprends vraiment espoir!
Bon Dieu, si j'y arrive, quel bonheur pour mon loulou!
Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est un mur infranchissable qui commence à s'écrouler...

par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Dimanche 17 février 2008
... bordel de merde!
Qu'est-ce donc que cette soudaine vulgarité?!
J'ai retrouvé mes racines!
Millar, millar, mon frère aîné répétait ça à longueur de temps quand j'étais petite...et voilà qu'hier, en regardant un extrait du dernier fils de Dany Boon, j'apprends enfin ce que veut dire ce fameux millar de mon enfance...
Du coup, j'ai regardé l'emission d'Arthur et j'ai passé une soirée extraordinaire à rire toute seule!

bienvenue-chez-les-chits.jpg
Les racines, c'est important... La culture d'origine aussi. Deux arrivent à m'émouvoir. La mienne, celle de naissance, la culture chti et celle d'adoption, celle de cette terre qui nous a accueillis, la culture de mes enfants, la culture maohi.
Car ici, en région parisienne, je suis déracinée. Je n'y ai aucun souvenir, aucune attache, aucune émotion. j'y vis quand même depuis 20 ans!
Alors hier, de retrouver tout d'un coup, ce que je pensais ne plus avoir, des racines, ça m'a fait un bien fou!

Je remonte à Lille prochainement. Et sûr, je vais aller voir ce film, chez les chtis, avec mes enfants... je ne sais pas s'ils vont comprendre, mais au moins ce sera une bonne façon de leur faire partager un peu de moi!

J'ignore comment le reste de la France va accueillir ce film, mais du peu que j'en ai vu, personne ne pourra y être insensible. Et enfin, peut-être, tous les préjugés négatifs vis à vis du nord laisseront place à l'humour!

Un petit extrait pour la route?!

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/bandes-annonces/video/bienvenue-chez-les-ch-tis
par sabine publié dans : blablabla
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Vendredi 15 février 2008
Puisque les cigognes ont perdu mon adresse

Mot de l'éditeur

« A 10 ans, je voulais 11 enfants.
A 15 ans, je revoyais le tout à la baisse, et 6 enfants me semblaient représenter le chiffre du bonheur familial.
A 20 ans, je penchais plutôt pour 3 enfants (2 garçons et 1 fille), dans un idéal politiquement correct.
Aujourd'hui, à 44 ans, 1 seul enfant comblerait le vide immense de mes bras. Mais cela tiendrait du miracle…
Parce que longtemps j'ai eu la prétention de croire que la vie m'obéirait toujours au doigt et à l'oeil et qu'il suffirait de décider les choses pour qu'elles arrivent, je fus, lorsque la réalité me frappa de plein fouet, comment dire… quelque peu contrariée.
Il y a des choses que l'on se doit de garder pour soi, et d'autres que la vie vous pousse à partager dans un élan désespéré pour moins souffrir.
C'est donc « quelque peu contrariée » que je vous livre ces pans de mon histoire, sans fioriture et sans maquillage. Une histoire que je partage avec des milliers de femmes. Celles qui, comme moi, ont tu longtemps leur chagrin de ne pas pouvoir donner la vie, inutiles mammifères que la nature, « si bien faite », avait pris soin d'exclure de son club d'abonnées !
Alors, puisque les cigognes ont perdu mon adresse, que je puisse au moins leur dire deux mots, afin qu'elles sachent que quelque chose en moi ne cessera jamais de les attendre… »
Laurence Boccolini


Je viens d'apprendre que Laurence Boccolini va sortit prochainement ce livre.
Je ne fais pas de pub, c'est juste pour info dans la mesure où j'avais mis en ligne son intervention sur le plateau d'Ardisson
Je vous mets l'article en lien, mais je découvre en même temps qu'il n'y a plus rien à voir car la vidéo a été supprimée!!
Suite à cette émission, comme son mari est tahitien, je lui avais envoyé "les koalas"... mais je n'ai jamais eu de réponse... J'avoue que ça m'avait un peu déçue, ça partait d'une bonne intention et c'est à la femme, pas à l'animatrice que je l'avais adressé.
Enfin, à lire le résumé de son livre, je me dis que le mien lui a peut-être donné l'envie d'extérioriser sa douleur... ou alors elle l'a même pas lu!
Peu importe... par contre ce qui m'agace c'est qu'elle ait trouvé un éditeur si rapidement! Mais bon, qu'elle ait du talent ou pas, elle est connue et ça, c'est imparrable!

Bref, si quelqu'un lit son livre, je veux bien un retour! Merci!

par sabine publié dans : fa'a'amu et Polynésie communauté : Adoption internationale
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Jeudi 14 février 2008
Je cogite depuis deux jours... Ce n'est pas pathologique, c'est habituel chez moi, c'est comme ça que j'avance. 
Quand quelque chose me "travaille", c'est qu'il faut que je m'y arrête un peu.

Je n'ai pas encore les idées bien claires, mais écrire m'aidera certainement à organiser ma pensée et à prendre les décisions, auxquelles j'ai à faire face...

Et oui, il se trouve que moi, je ne suis pas du tout dyslexique et que je fonctionne mieux à l'écrit... marrant pour quelqu'un qui vit une "double vie" dans le monde des dys!

Donc, grande discussion dernièrement avec l'ortho de Nathanaël.
Il est dyslexique, ça c'est OK!
Mais, Bon Dieu, pourquoi parle t'il toujours aussi mal après 5 années d'orthophonie?!
Je ne mets pas l'ortho en cause, elle est super! Et quand on sait que Nathanaël parlait à peine à 4 ans, il est évident que grâce à elle, il a fait des progrès énormes.
Oui, mais un trouble du langage, comme avait Bastien, par exemple, se rééduque en une année, deux maximum... Alors là, pourquoi ne parle t'il toujours pas normalement?!
Car à Bicêtre, ils ont écarté la dysphasie. 
"Séquelles de trouble du langage" disent-ils... à bientôt 10 ans, peut-on toujours parler de séquelles, quand il n'y a pas d'amélioration?
Nathanaël ne serait "que" dyslexique et ça m'a bien arrangée sur le moment!

Nathanaël progresse, mais son retard scolaire s'accroît. Et c'est sur le langage écrit, malgré la dyslexie, que Nathanaël se repose pour améliorer le langage oral. Beau paradoxe!
J'y ai passé du temps sur internet. J'ai cherché pour me prouver le contraire... mais il faut bien en arriver à l'évidence.
Nathanaël est dysphasique.
Seulement, je ne suis qu'une maman. Quelle valeur peut avoir ma propre conviction!
Même si l'ortho est déjà convaincue depuis toujours et rééduque Nathou, comme un dysphasique...
Si je suis perturbée à ce point, c'est que ce "dys "qui change, change beaucoup de choses. L'avenir de Nathou n'est plus calqué sur celui de son frère. Rien que d'y penser, je sais déjà que la 6ème dans le collège de Bastien et de Manon est un massacre annoncé.
Là, il est tranquille dans sa petite école très compréhensive... mais au collège, déjà que la dyslexie, j'ai eu du mal à la leur faire comprendre, alors les problèmes de nathou, quelques soient leurs noms!!!

Par chance, une UPI TSL (classe spéciale pour les enfants atteints d'un trouble du langage, intégrée dans un collège ordinaire) vient d'ouvrir pas trop loin... Ca veut dire que Nathanaël devra quitter ses copains... il en est déjà malade... et c'est toute sa souffrance qui m'est ressortie hier à la figure!

- je n'aurai pas d'amis, parce que je suis nul!
- alors ça sert à rien que je travaille dur, je suis puni quand même!
- je suis malheureux parce que j'y arrive pas!
...
Il a fallu longuement discuter avant qu'il admette qu'il serait encore plus malheureux s'il n'était pas compris et aidé comme il l'a toujours été.
Alors je crois qu'il va s'y faire...

Bon, on a le temps encore et c'est pas plus mal, qu'au hasard des détours de la vie , je me sois enfin réveillée.
Il va falloir relancer le centre référent pour obtenir un diagnostic clair ou bien attendre l'année prochaine, comme prévu... ils sont surbookés et délèguent, délèguent aux ortho, qui n'ont pas le droit de valider ce qu'elles pensent?! Mais c'est dur d'attendre !
Il va falloir penser à une autre méthode de rééducation, proposée par l'ortho... mais chez une consoeur! Nathou ne veut pas, je crois que je vais respecter sa décision. Mais il faut encore y réfléchir...
Il va falloir prévoir de se renseigner sur la fameuse UPI... 
Des décisions en perspective.

Ce soir, il est rentré de l'école et a voulu me raconter le film qu'ils ont vu au cinéma. Je l'ai écouté attentivement mais avec l'esprit critique, contrairement à d'habitude... Mon Dieu, ce qu'il galère... 
Son discours n'est que "boum, bim, bam, alors il a fait plitch et  ploutch et ils y sont y allés et ils ont re le fait"... et tout d'un coup, un mot "dispersé" correct, bien utilisé...
Ca m'a achevée!
Enfin pas tout à fait... c'est Bastien qui a terminé le "travail" ce soir.
Il est rentré avec un courrier de sa prof principale. Super, elle a réuni les profs pour faire un bilan de mi-trismestre.
Il y a des côtés positifs... la capacité de réflexion, le devoir de géo type brevet avec une note honorable, la moyenne à l'écrit en français qui reste correcte.... et ce fichu trouble de l'attention qui fiche tout en l'air! C'est un avertissement de conduite assuré au prochain conseil de classe!
Cette année, les prof supportent ce déficit d'attention, parce que je veille aux grains... mais après?!

Non, je ne suis pas démoralisée. J'accuse le, les coups, comme d'habitude. Une fois de plus, j'accepte l'idée que nous ne sommes qu'en chemin, mais pas au bout du tunnel! Une fois de plus, je gravis une marche. C'est toujours assez brutal, car on veut résister, refuser. mais ça ne sert à rien.
Si je suis aussi sincère, c'est pour témoigner de ce que représente "nos soucis" au quotidien. Que ceux qui n'ont pas ces soucis-là, apprennent et que ceux qui les ont soient rassurés, ils ne sont pas seuls.
par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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Mercredi 13 février 2008

 

Tout spécialement pour Lo!!!... encore que rien à voir, avec le Ia Ora de Moorea!

collage2-copie-1.jpg

....et il n'y a pas 16 photos, non plus, parce que il n'y a pas grand chose à voir!

D'abord, il y a mon chat, Chocolat.
Des photos.
Encore des photos, plein le mur!
Pour frimer et faire "celle qui fait du sport"... du matériel, tout neuf!
Ah, mon ordi "chéri", mon fidèle collaborateur, celui qui connait tout mes secrets... 
Un bel article sur "les koalas".
Des livres.
Plein de livres.
Et des tas de dossiers "dyslexie, MDPH, recherches, documents divers, textes officiels..."
3 livres, au hasard.
Le "big" dossier dys de Bastien, actuellement sorti, je prépare sa "troisième" et le brevet... l'année prochaine! Je vous assure, il faut bien ça!
La vue sur l'extérieur, avec des arbres en hiver, pour Lo qui a dû oublier!

Et vous, c'est comment!

par sabine publié dans : blablabla
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Samedi 9 février 2008

Je viens de lire cet article, qui répond parfaitement à mes interrogations de l'année dernière, pour savoir qui de l'oeuf ou de la poule de la dyslexie et de l'adoption... bref, quelle est l'interaction entre la génétique et la psychiatrie dans la dyslexie.
Pour rappel, mes articles:
http://meskoalas.over-blog.com/article-5122824.html
http://meskoalas.over-blog.com/article-5224789.html
http://meskoalas.over-blog.com/article-5365550.html


Dyslexie : vers une résolution du dilemme neuro-psychiatrique ?
lundi 6 août 2007

 

Tous les visiteurs de ce site ont probablement feuilleté, peut-être parcouru, voire, pour certains, lu le volumineux rapport publié par L'INSERM au début de cette année 2007, intitulé « dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques ». La rédaction de ce rapport a été l'occasion de fructueux échanges entre les auteurs, durant les deux années qu'ont duré les travaux de l'expertise collective (voir à ce propos sur ce site le résumé des données récentes sur les traitements de la dyslexie ), mais aussi entre les rédacteurs et quelques personnalités invitées à donner leur avis critique, dans des « notes de lecture », sur le contenu de ce rapport. L'une de ces notes de lecture est celle du Pr Nicolas Georgieff, de l'Institut des Sciences Cognitives à Bron. Dans sa note (p. 811 et suivantes du Rapport), le Pr Georgieff, en tant que pédopsychiatre, discute de façon pertinente et éclairée, deux points principaux : d'une part la validité, à son sens, des données rapportées, et d'autre part leur utilité pour le pédopsychiatre. C'est certainement sur le premier point que la discussion est la plus édifiante : "…il existe pour les mêmes objets d'étude deux champs de connaissance correspondant à deux perspectives méthodologiques : l'une fondée sur l'approche objective expérimentale, l'autre fondée sur l'approche clinique intersubjective. La première correspond aux sciences cognitives, aux neurosciences et à l'épidémiologie ; dans la seconde s'inscrivent la psychopathologie clinique et les sciences de l'éducation". La dialectique est, d'entrée de jeu, remarquablement bien esquissée : on oppose donc ici l'approche expérimentale et la psychopathologie clinique. On remarquera que, par la même occasion, on place de facto, les sciences de l'éducation aux côtés de la psychopathologie, ce qui pourrait se discuter. Quoi qu'il en soit, l'argumentation est relativement simple : utiliser la démarche expérimentale pour aborder les troubles d'apprentissage, n'est pas forcément la bonne voie, en tout cas n'est pas la seule voie possible. On nous rappelle ici qu'il existe "de nombreux travaux de psychopathologues cliniciens, psychanalystes ou non, ainsi que de chercheurs en sciences de l'éducation" et que ces travaux sont tout aussi respectables que les travaux expérimentaux modernes. Le Pr Georgieff remarque du reste que le rapport des experts, tout en se donnant comme objectif une compilation des données scientifiques existantes, ne rejette pas l'utilité de l'apport de psychopathologues ayant travaillé spécifiquement sur les troubles d'apprentissage et du développement. De fait, N. Georgieff, comme du reste l'auteur du chapitre 13 du Rapport (p. 367 et suivantes), plaident pour une prise en compte de la complexité de ces troubles et de leur multi-dimension qui imposent de ne rejeter aucune approche explicative. Ce qu'on oublie de nous dire ici, c'est que les idées véhiculées dans ces travaux, essentiellement inspirées de l'idée Freudienne des rapports complexes entre l'inconscient et le langage en général (et par voie de conséquence avec le langage écrit en particulier), ne se prêtent que peu à la multidimensionnalité, ne serait-ce que par la sacro-sainte opposition, que rappelle bien N. Georgieff, entre le déficit et le symptôme, opposition fondamentalement étrangère à la clinique médicale qui fait précisément du symptôme la marque visible du déficit. L'auteur du paragraphe « troubles d'apprentissage et psychanalyse », dans le Rapport de l'expertise collective, décrit pourtant, de façon certes quelque peu idéale, une situation où la démarche intégrative entre neurosciences et psychanalyse pourrait prendre place : "lorsque l'enfant et sa famille sont en souffrance, et/ou lorsque la rééducation appropriée ne donne pas les résultats escomptés, l'analyse du développement psychique de l'enfant et de ses interactions avec son environnement, utilisant les modèles psychanalytiques, peut s'articuler avec les données cognitives".

En fait, et c'est là, à mon sens que réside le nœud du problème (et de l'incompréhension entre les tenants des deux approches), l'expérience quotidienne d'enfants en difficultés d'apprentissage nous montre que la trajectoire de prise en charge est fondamentalement différente selon que l'enfant est adressé en première intention à un praticien de formation psychanalytique ou à un praticien de formation neuropsychologique, alors que si chacun pouvait faire appel à l'autre lorsque le besoin s'en fait sentir, on ne devrait plus voir de telles disparités. La question théorique sous-jacente, et qui s'impose dès lors, est la suivante : face à un trouble d'apprentissage, le neuropsychologue considère en général que la difficulté d'apprentissage est liée à une prédisposition génétique, qui provoque le trouble, mais ne détermine pas nécessairement son intensité, qui, elle, peut être modulée, accentuée voire révélée par un facteur psychologique ou environnemental. Face au même trouble, le psychanalyste, lui, va faire en première intention l'hypothèse générale que le « symptôme » est la manifestation d'un conflit inconscient, par exemple lié à la mal-résolution de l'Œdipe. Dès lors peut-on imaginer que ledit psychiatre accepte, en retour, de considérer que des facteurs d'ordre instrumental puissent se greffer sur l'éventuel malaise inconscient pour moduler l'intensité du trouble observé, et par là nécessiter la co-intervention selon les deux approches ? N. Georgieff, dans un premier temps, ne semble pas prêt à admettre cet échange de bons procédés, lorsqu'il écrit « l'expérience clinique démontre qu'il existe des troubles des apprentissages de nature « fonctionnelle », réversibles, sans anomalies structurelles des processus cognitifs mis en jeu, sensibles aux approches psychothérapiques individuelles et familiales » ce qui, à l'évidence, ferme la porte à la notion de prédisposition biologique. Mais, heureusement, il corrige immédiatement après : "Il faut veiller à ne pas exclure les déterminismes cognitif, génétique et neurobiologique également présents". Le mot important, ici est : « également » et Nicolas Georgieff finit de nous rassurer lorsqu'il écrit plus loin : "On peut donc proposer un modèle pluridéterministe, tel qu'il s'impose globalement en psychiatrie, et un gradient entre causalité environnementale et psychologique prédominante (produisant des anomalies acquises), et causalité génétique et biologique prédominante prédisposant à des anomalies innées, ces deux causalités interagissant le plus souvent".

On ne peut qu'adhérer à ces lignes et même espérer qu'elles fournissent une base de réflexion aux tenants des deux parties pour tenter le rapprochement aujourd'hui inévitable entre la psychiatrie et la neuropsychologie en matière de troubles d'apprentissage. Quant aux « causes pédagogiques », auxquelles fait référence un autre commentateur du Rapport (p. 819), il me semble que neurologues et psychiatres seront d'accord pour dire qu'elles n'existent pas, et qu'elles ne sont qu'un prétexte pour une minorité de théoriciens en épistémologie de l'éducation, à nier en bloc l'existence de troubles authentiques pouvant interférer avec les apprentissages et par là même bouter hors de l'école à la fois la médecine et la psychiatrie.

Pour conclure, je ne cacherai pas que nous étions très inquiets, à l'issue de la rédaction du Rapport INSERM, des réactions que celui-ci pourrait susciter dans les milieux psychiatriques, d'autant que les rapports précédents avaient été accueillis de manière pour le moins mitigée (rapport sur les psychothérapies et rapport sur les troubles des conduites). La suite nous a montré que ces craintes étaient, heureusement, injustifiées. Je dirai qu'à la réflexion, et après en avoir discuté à de nombreuses reprises avec divers collègues pédopsychiatres, je suis de plus en plus confiant quant à la résolution prochaine de toutes les zones d'ombre qui persistent, en matière de troubles d'apprentissage, entre neuropsychologie et pédopsychiatrie, pour le grand bénéfice, évidemment, des enfants concernés et de leurs parents.

Michel Habib   http://resodys.org/breve.php3?id_breve=46

par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ecole-et-Education
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Vendredi 8 février 2008
Comme on n'est jamais mieux servi que par soit même...
Non, pas du tout en fait! 
...J'ai fait une petite erreur de manip, qui m'a amenée sur une page, qui m'engageait à créer ma communauté!
Alors je me suis lancée, quitte à y rester seule, au moins je serai chez moi!
Evidemment c'est pour éveiller les esprits des enseignants, mais aussi des parents, sur notre dyslexie chérie.... et oui, il nous arrive de pactiser!

undefined
par sabine publié dans : dyslexie communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 5 février 2008
Sans en dévoiler trop encore sur mon dernier livre, par superstition tant que je n'aurai pas trouver d'éditeur, je peux déjà vous dire que mon personnage s'appelle Ugo. Il est dyslexique et c'est son itinéraire vers l'espoir, que j'ai tenté de raconter.

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que je l'ai rencontré, en vrai!
Il s'appelle Philippe. C'est un étudiant.
Il y a quelques mois, il a créé un blog. Il pensait pourvoir s'y exprimer librement. Etre critiqué, certes, mais sur le fond de ses propos, pas sur la forme. Il pensait être libéré de la dyslexie mais il a reçu de nombreux commentaires insultants vis à vis de son handicap.
Alors, il s'est expliqué, encore une fois. 
Avec intelligence, avec sensibilité, avec force et surtout avec brio... bien mieux en une page, que je ne suis parvenue à le faire en un livre.

Alors lisez et vous comprendrez tout ce que j'essaie de retranscrire sur ce blog, de ce que vivent mes enfants et tous les autres dys.
Vous comprendrez toute l'incompréhension, la souffrance, la frustration, l'acharnement de la société .... et le courage qu'il faut, pour vivre avec ce handicap invisible:



Bonjour.

Je suis l'étudiant qui est visé par ces critiques...

Je me donne le droit de réponse :

Tout d'abord avant de juger je voudrais vous expliquer :

Avant d'apprendre à lire et à écrire d'une manière compréhensible (entendez dans une phonétique correct), il ma fallu beaucoup de temps... De nombreuses années, durant les qu'elles j'ai du accepter la frustration de ne pas pourvoir m’exprimer comme tout le monde, et la difficulté de me sentir moins bon (entendez chez un enfant plus con) que la moyenne en ce qui concerne le français. J’ai durant de très nombreuse année été suivie par des orthophonistes et cela dans le but d’apprendre à lire et à écrire le plus correctement possible. Malheureusement, même avec beaucoup de volonté pour essayer d’acquérir et être capable d’appliqué les règles de grammaire et d’orthographe, je suis toujours resté très en dessous de la moyen. J’ai du accepter de recevoir régulièrement des zéros lors de dictée. (Elle était régulière à mon époque). Certain enseignant  ayant même donnée des notes négatives (qui valait zéro sur la moyen) pour essayer de me montrer les progrès que je pouvais faire dans ma nullité (c’est déjà mieux que rien faire, me direz-vous).  Je vous passerai les difficultés qui ont été lié à la rééducation orthophonique.

Durant tout mon parcours scolaire, j’ai du faire face à des enseignant qui considérait que la dyslexie n’existait pas, ou ceux qui en avait rien à faire. Je partais donc dans de nombreuses matière avec des points en moins (souvent deux consacré à l’orthographe). Petit à petit, je me mettais dans le fond de la classe, devant faire taire mon avidité au savoir, afin de passer inaperçu. Petit à petit, cette envie de rester inaperçu, c’est transformé  en une amertume de la vie (et oui ont devient tous ado un jour ou un autre). J’avais perdu confiance en moi, et franchement aucun enseignant n’à chercher à m’aidez, avant que j’arrive en troisième. C’est la première fois, qu’une enseignant à tenté de rallumer la flamme qui petit à petit c’était éteint, qui petit à petit c’était résigné au sort que l’on voulait bien m’infliger (cap, bep [sans vouloir dire que ces diplôme sont dégradant, il ne correspondait absolument pas à mes ambitions]). Heureusement j’ai rencontré cette enseignant  qui un jour m’a arrêté dans un couloir et m’a dis en quelques sorte « Avez vous copiez votre rédaction quelque part dans un livre ? Pourtant il y a autant de fautes que d’habitude». Cette enseignante ne sais surement pas, tout le bien qu’elle m’a fait avec ces quelques mots, car non, j’avais fait ce travail tout seul. Elle m’avait redonné confiance avant cette épisode, (ce fut la première enseignante à me parler de ma dyslexie), et c’est ainsi que malgré mes fautes, j’ai décidé d’écrire avec ce que j’avais sur le cœur. Grâce à ce quinze (première fois, où j’avais une note au dessus de 10 en rédaction), j’ai décidé de refuser ce que me proposait la conseiller d’orientation et de continuer mes études jusqu’aux BAC. La encore, tout le monde m’a dis que cela serai très dure, que je pourrai ne pas y arriver. Mais même, si on m’a imposé un BAC STI, j’ai réussi avec mention assez bien…  Enfin… là…, au moment où je regarde les résultats,  je revis de nouveau, l’avenir devient plus claire… On n’avait, bien entendu, déconseillé d’aller à la fac, car la encore on prévoyait mon échec à court terme. Mais il en est qu’aujourd’hui, je suis en master de psychologie. Les enseignant me sanctionne pour mes fautes d’orthographe car j’ai décidé de ne pas dire que j’étais dyslexique, et je ne le fait pas valoir pour les examens (pourtant j’aurai le droit à un tiers temps en plus). Je réussis aujourd’hui, car les personnes qui me note, se rende peut-être compte, que ce que j’écrie est loin d’être cons. Je tien bêtement à dire que mes notes de dossier (donc travail que je peux faire corriger [en partie]) tourne tout entre 14 et 19. Et oui, on peut écrire comme un con et avoir quelque chose à dire comme un universitaire.

Toute ma vie, j’ai souffert de ce handicap. Dès mon plus jeune âge, j’ai très vite compris que la vie ne sera pas le long fleuve tranquille, que l’on souhaite à tous (enfant modèle qui gratifie sa maman de bonne note). Mais que cela ne tienne, je n’ai pas envie de baisser les bras… J’ai le droit à l’université, celui de monter d’un échelon social, et de pouvoir promette pour mon avenir, qu’une simple maison, et une vie paisible avec une femme et des enfants. Je ne veux pas rester dans mes tours de la banlieue de Lyon et avoir toute ma vie le regret de ne pas avoir essayé ; de ne pas réussir. Je suis qu’en master 1 et rien ne dis que j’aurais une place en master 2, mais personne ne m’empêchera de tenté ma chance. Cela fait longtemps que je rêve de cette réussite, de montrer à mes chers et tendres enseignants (conseillère de désorientation, etc), qui on tout fait pour me décourager, que je ne suis pas une petite merde sans intérêt, qui doit rester dans la misère qu’on lui propose. Je suis un jeune homme plein de courage, qui affronte depuis bien longtemps la réalité de la vie, qui à juste envie de s’exprimer, de crier « j’existe ». Je veux que vous comprenez que je ne suis pas un débile, que je ne viens pas de la génération SMS (je ne sais même pas écrire en SMS, moi j’écrie des mots en entier –imaginer un peu l’écriture en SMS plus mes nombreuses fautes ! Mais cela serait surement incompréhensible ?!), mais surtout que toute ces attaques me touche personnellement, me blèse, me font douter de moi.

Je ne pensais pas au départ du blocage, de faire un blog, mais seulement quelques articles publier ici et là, en demandant à des proches d’enlever les erreurs les plus grossières. Mais ensuite, je me suis dis que le meilleure moyen est encore de la diffusez par mes propre moyen (justement). C’est ainsi que le première article est apparu. Ensuite, en voyant que certain m’encourageaient à continuer (alors qu’aucune remarque sur mes fautes n’avait été fait), j’ai donc pris m’a plume (confiance) et continuer mes articles. Mais là, franchement, cette confrontation avec le monde réelle me dégoute. Cette société va-t-elle me reprocher toute ma vie, d’être différent, et de ne pas avoir réussit à la corriger (cette différence). J’aime bien le doux euphémisme des ces terme : « situation d’handicap »… Ce n’est surement pas pour rien que je m’oriente aujourd’hui en handicap et inadaptation.  Encore une fois, je verse des larmes pour quelques choses que j’aimerais tellement plus simple, tellement moins compliquer. Vous savez du genre, il suffit de bosser pour y arriver. Et bien croyez moi, je bosse, je me donne à fond, et je réussirai, là ou d’autre (qui n’ont pas mon problème) n’auront pas réussit. 
Merci de votre compréhension, où au pire de votre ignorance, c’est toujours mieux que des critiques qui ne risquent surement pas de me faire avancer… Laissez-moi vivre…

(Message repris avec l'accord de son auteur, que je remercie.)

par sabine publié dans : dyslexie communauté : Ado Dys et compagnie!
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