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Mes livres

 
Chez L'Harmattan, 2005.
        
laine-couv.jpg          
  "1,2,3, mes petits koalas..." 
Je ne le regrette pas, je ne le regrette plus.
Pourtant, nous avons été bannis de la société, de notre société, si injustement.
Les mots suffisent à peine à traduire notre souffrance, notre combat contre la différence, l'indifférence...
Nous ne pouvions pas avoir d'enfants. Et alors!
Notre douleur laissait les autres insensibles, au mieux impuissants. Ils ne nous comprenaient pas. Le pouvaient-ils?
Mais je ne le regrette pas, je ne le regrette plus. Nous avons tant gagné en retour.
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants.
En allant vers eux, nous avons tant appris de nous, des autres, du meilleur des autres.
En allant vers eux, nous avons été adoptés par leur famille. Nous sommes devenus les leurs, nous sommes devenus les parents fa'a'amu de leurs enfants. C'est désormais notre place dans cette société si différente, la société polynésienne.
Car l'adoption fa'a'amu n'est pas une adoption ordinaire. C'est une adoption sans abandon, c'est un don sans rupture d'amour...
Alors non, je ne regrette rien.


Chez Publibook, 2006.

                                                            "Le complexe du papillon"


Anna a tout réussi dans la vie, pourtant elle n'a jamais été heureuse.
Détruite pendant l'enfance, elle n'a cessé de se reconstruire, persuadée de s'être perdue en chemin.
Mais ce jour là, elle comprend...
Un flash, un instant et elle revoit sa vie...
C'est toute sa réalité qui se métamorphose enfin.

Le mythe de la chrysalide appliqué au destin d'une enfant étouffée, que rien ne prédestinait à devenir une belle jeune femme, une journaliste de talent, un papillon éblouissant.

Servie par une plume subtile et terriblement introspective, une chronique sociale écrite à demi-mots, qui nous plonge directement dans le coeur et l'âme d'une enfant, d'une jeune fille, d'une femme en plein désarroi.
Entre confession, mal-être et renaissance, un destin finalement ordinaire mais d'autant plus fort, d'autant plus touchant.


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A venir, un roman sur le parcours d'un enfant dyslexique.






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Lundi 23 octobre 2006
Dimanche 8 mai

Un peu remis de nos désordres intestinaux et après un accueil plus que chaleureux de toute la famille de Bastien (cousins germains), nous avons pu découvrir tous les changements depuis 7 ans.
D'abord, une nouvelle maison "en dur" pour H. et L.
Le gouvernement alloue des aides aux logements et de fait, de nombreuses maisons en préfabriquées, mais super bien concues et même jolies, ont poussé sur Moorea. H., très fière de son nouveau logement, nous a mis a disposition deux chambres.
Que dire de son accueil! Presque trop!!!
Tout au long du séjour, je n'ai pas pu lever le petit doigt... même déservir la table! Quant au linge... il était sale, en tas le matin et je le retrouvais propre et plié le soir!
Je lui ai dit que je pouvais quand même participer un peu et elle a refusé fermement.... après réflexion, je lui ai dit que finalement, la dernière fois que j'avais passé de "vraies vacances à ne rien faire"... c'était chez elle, il y a 7 ans! On a bien ri...
L. était méconnaissable... lui si timide, presque distant, a lui aussi été aux petits soins pour nous. On a passé des soirées extraordinaires à discuter ensemble... il nous apprenait un peu de tahitien, nous parlait de ses virées à la pêche.... et nous y a même emmenés!
S. et son mari, éleveur d'huitres perlières, nous ont offert des perles magnifiques, que nous avons fait monter sur place.... et encore une fois, impossible de refuser!
Nous avons fait connaissance de ses deux enfants, dont le plus grand avait l'âge de nathou.
Il y avait aussi H., le petit voisin... qui vivait toujours chez H.... après 11 ans! C'était le copain de Bastien.... celui qu'il avait jeté par dessus la rambarde, lorsqu'ils avaient deux ans, pour se venger, tellement, il l'agaçait!
Et bien là, ils étaient copains comme cochon! Dès le premier jour, ils ont commencé à deux, leurs coups en douce...
Et Manon a retrouvé sa copine, la cousine de Bastien, H.
Ainsi, ils avaient tous les trois, des amis du même âge et c'est certainement pour cette raison qu'ils ont gardé le meilleur souvenir de leur séjour en Polynésie, à Moorea!
En plus, par chance, c'était les vacances....donc, les copains étaient de toutes nos balades.... 5 ou 6 gamins, au lieu de trois, mais bon, c'était sympa!

























Donc le premier jour, après un petit tour de Moorea en repérage.... Moorea qui a bien changé d'ailleurs, mais pas en trop mal. Beaucoup de nouvelles résidences secondaires... Aspect général préservé... nous avons passé l'après midi au stade de foot, pour un tournoi!
Il y avait même le père de Vairua, entraineur d'une des équipes.
Bon, moi j'ai horreur du foot... alors je regardais les supporters, je les écoutais, c'était trop marrant! Et puis, j'ai gôuté au mape, la chataigne polynésienne... pas mauvais, même goût que le marron glacé!

Les parents de Manon avaient une fête religieuse protestante, ce jour là.
Il était donc convenu que nous irions les voir plus tard dans la semaine.  Le temple était non loin du terrain de foot... Manon et moi sommes allées dicrètement y jeter un oeil, en vain!
Bon, de toute façon, c'était assez pour la journée... Nous étions tous épuisés.

par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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Vendredi 20 octobre 2006
Et d'un!!!!
Une heure chrono, après avoir envoyé mes mails, François Bayrou répondait.
Un point pour lui!
De fait, sa femme aussi a arrêté de travailler. Elle est donc dans la même situation.... Il a promis de réfléchir à la question.
A suivre...
par sabine lainé publié dans : Jour après jour
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Jeudi 19 octobre 2006
Pendant quelques temps, je vais laisser le sujet du retour au fenua en suspens... mais promis, j'y reviendrai!
Ma maman, 83 ans, édifiée par tout ce que je lui raconte, m'a donné hier une idée... involontairement!
C'est vrai, ras le bol de cette jungle... assez pacifique dans notre secteur..., ras le bol de ne pas être libre de laisser grandir nos enfants, de toujours devoir être derrière pour les protéger, leur faire la morale parce que "le copain il a le droit de" etc...
Si je ne travaille plus, c'est à cause de la dyslexie, ok! Mais heureusement, finalement. Car les dangers qui guettent nos loulous, si nous en avons connaissance, c'est bien parce que je suis là, à écouter, à expliquer....
Mais pendant ce temps, je ne représente rien pour la société.... malgré le travail fourni.
Et pendant ce temps, ma retraite, mon avenir ne sont pas assurés.
Je "travaille" comme salarié au black de la société, j'élève de futurs bons citoyens et comme récompense pour mes vieux jours, je n'aurai... peut-être... que la fierté d'avoir réussi!
C'est-y pas injuste?
Alors j'ai envoyé un mail à nos futurs candidats.... Sarko, Ségo et Bayrou!
J'aime bien lancer des pavés dans la mare et puis je suis optimiste! Qui sait..... de toute façon, je les relancerai...après!
Tenace! Oui!
c'est pas tout ça....y a du boulot...du ménage!!!! ARRRGH!
par sabine lainé publié dans : Jour après jour
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Mardi 17 octobre 2006
Suite et fin...j'espère!
Pour ceux qui ne sont pas de mes "forums" préférés, l'histoire du portable a tourné au vinaigre.
"nul n'est censé ignorer la loi"... et ben même en tant que victime, je l'ignorais!
Bref, samedi soir, histoire close!...jusqu'à lundi.
Lundi matin, la police a démarré son enquête au collège, interpellé les enfants cités dans la déposition (c'était une plainte contreX) et opéré des perquisitions!!!!!
Rv à nouveau au commissariat demain avec le témoin, le copain de mon fils et la maman qui balise!
Mon frère, qui travaille au tribunal et mon neveu, au commissariat, m'ont expliqué que c'est la procédure...sauf que d'habitude, elle n'est pas suivie avec autant d'efficacité. Car les vols de portable sont la bête noire de la police... ils servent aux trafiquants et gros vilains méchants et accessoirement aux terroristes. Là, ils avaient assez d'éléments, alors ils ont fait ce qu'ils avaient à faire.
Sauf que du coup, petit bastien, il balise au collège.... il y a les grands frères qui peuvent l'attendre à la sortie....forcément! alors, bonjour l'ambiance....
En plus, il a du mal à comprendre que la police se mèle de ça.... pour lui, c'est pas plus grave que le vol d'un pull ou autre.... nouvelle leçon pratique à l'ordre du jour.
Ce qui est bien avec les enfants, c'est qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer.
bonne nuit quand même.
par sabine lainé publié dans : Jour après jour
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Lundi 16 octobre 2006
Quelle journée, en effet!!!
L'adolescence arrive à grands pas, avec ses surprises... amusantes et sans conséquences, heureusement! Ce n'est pas ça qui m'a le plus perturbée, c'est surtout "le monde" dans lequel nos enfants ont à grandir!!!

Bref, samedi matin, réunion parents professeurs.
J'avais pris de l'avance et en avais déjà rencontrés trois la semaine précédente. Il m'en restait 8 à voir dont trois, qui posaient problème par rapport à la dyslexie.
Le premier s'est platement excusé... Il ne savait pas que Bastien était dys et donc comprenait mieux son 2/20.... Premier problème de communication intra-collège. Mais qui se termine bien, puisqu'il m'a même conseillé de laisser tomber sa matière, pour que Bastien se consacre en priorité au français et aux math!!!!
Affaire réglée.
Le second a accepté d'être plus indulgent mais m'a mise en garde. 5 élèves de la classe sont "des cas difficiles" et Bastien est très influençable... il a tendance à les suivre. Aïe!
D'autant que les 8 professeurs m'ont confirmé la chose.
La tension montait donc pendant toute la matinée.
Le troisième professeur a carrément pris Bastien en grippe. Quand je lui ai dit qu'il avait un trouble de l'attention, qu'il fallait le mettre au premier rang, à côté d'enfants calmes.... elle me montre le plan de classe:
Il est au dernier rang, encerclé par les 5 fameux "cas difficiles"!!!
No comment, d'autant qu'elle ne veut pas le changer de place.
Bon, mais un prof sur 11.... c'est une bonne moyenne, on va s'en satisfaire.

De retour du collège, j'avais la tête "farcie" mais j'ai tout de suite pris Bastien et son copain, entre "quatre yeux"... petite leçon de morale, resserrage de brides, menaces si... etc!
Après le déjeuner, ils sont partis à Enghien se balader tranquillement et en fin d'après midi, les revoilà.... pas fiers!
Bastien s'est fait voler son portable... de 15 jours!
Pas le temps de voir la question, je devais aller rechercher son frère à un anniversaire. Mais sur le retour, je passe sur les lieux du "crime".
Deux gamins se trouvaient là et me disent connaître le voleur.
Je leur dis d'aller me me chercher manu militari et je lui donne 10 minutes pour se présenter devant moi.
J'étais particulièrement remontée. Pas à cause du vol, mais parce que j'avais interdit le matin même à Bastien, d'aller traîner devant le collège. C'est là que se retrouvent tous les gamins de la cité d'à côté, qui passent leur temps à taguer l'école ou à détériorer ce qui leur passe sous la main.
Bon Dieu, qu'y faisait Bastien!!!
10 minutes plus tard arrivent un quinzaine de gamins, dont les trois "suspects". 12 ans à peine et "que je te roule les mécaniques"! Y a des coups de pieds qui se perdent!
L'un d'entre eux a bien failli craquer.... j'étais vraiment remontée... mais sous l'effet de groupe, alors qu'il balisait à donf, il s'est finalement repris. Dommage!
Dernier coup de bluff, je lui ai donné 10 minutes pour réfléchir, avant d'aller à la police le dénoncer.
Raté!
.... Bastien, son copain et moi, sommes donc partis au poste.
Deux heures, on y a passé!
C'était assez marrant, finalement. Et ça a permis de mettre en pratique, directement la leçon de morale du matin.
Le policier a joué le jeu. Il a interrogé Bastien et l'a poussé dans ses retranchements.
Ben oui, que faisait-il donc devant le collège????
"On faisait sauter des pétards..."
Et là, le policier de dire:
"Tu ne sais pas que c'est un délit: désordre de l'ordre public."
Et le copain de dire:
"Ah oui, mais on a fait attention qu'y avait pas de flics!"
J'ai bien failli pouffer de rire.... et "le flic" aussi!
Mais il s'est repris et leur a fait tellement peur, qu'à mon avis ils ne devraient pas recommencer....
Bref, il a été sympa et ne l'a pas écrit dans la plainte. Oups!
Ensuite, seconde leçon de morale. Il leur a expliqué, que le Procureur de la république pourrait arrêter les voleurs, qu'ils passeraient devant le juge pour enfants et seraient punis.
Ben oui, c'est comme ça que ça se passe quand on fait des con......

En conclusion, bonne expérience, même si Bastien était le plaignant, je pense qu'il n'aura jamais envie de se retrouver de l'autre côté.

Le seul soucis, malgré tout, c'est qu'il y ait des représailles, au collège, de la part de ces trois sales morveux.... donc à suivre les jours prochains!

A côté de ça, j'avais déjà été avertie de la violence au collège. La police est déjà intervenue 3 fois depuis septembre. Et dans la classe de Bastien, pas facile de travailler.... les 5 perturbateurs, dont deux font peur au professeurs, empêchent les autres de travailler.... quand ils ne les tabassent pas aux toilettes!
Quel monde! Que faire?
Apparemment, le prof principal m'a dit que les retenues et les avertissements allaient tomber à répétition pour remettre un peu d'ordre...mais est-ce suffisant? Et Bastien est tellement influençable....

Allez, petite histoire pas bien grave... si ce n'est cette violence permanente. Nos pauvres loulous, pacifiques par nature et le mien, en plus, il est naïf!
Mais quelque part, je suis fière. Y a tellement de parents qui démissionnent, y a tellement d'enfants qui ne connaissent pas de limites. Ce sont sales de sales gamins, mais sont-ils les seuls responsables?

par sabine lainé publié dans : Jour après jour
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Jeudi 12 octobre 2006
Vendredi 6 mai

Nous avons passé la matinée à nous dire adieu... allant d'une maison à une autre, recevant une multitude de cadeaux, entre rires et larmes!
Dur!
Comment faire pour ne pas les aimer, les apprécier quand on parvient à partager autant d'émotion?! Que ce soit de la part de la famille de Nathou, évidemment mais pas seulement... de la part de tous les autres, de tous ceux, qui pendant ces quelques jours se sont "dédiés" à nous avec une gentillesse infinie.
C'est donc en larmes, ornés de colliers de fleurs magnifiques que nous sommes repartis.
Dur, dur, vraiment...
Mais bon, il fallait nous en remettre pour continuer notre route.
Nathanaël est le seul a n'avoir rien manifesté. Il n'en a jamais rien dit depuis. Il est pourtant certain qu'il a vécu ce moment avec autant d'émotion que nous. Que pouvait-il bien penser? Qu'en a t-il retenu?
Ca ressortira un jour, inévitablement...

Samedi 7 mai

Donc transit à Papeete. Une nuit. Nous devions repartir le lendemain pour Moorea.
En fait de transit, Nathanaël a eu un gros problème de transit.... intestinal! Enfin, pas que lui.
Samedi matin, après avoir occupé les toilettes pour une longue série de  "délestages" par le bas, Nathanaël a passé le reste de la journée à terminer le travail par le haut.... Je ne sais combien de fois, j'ai eu à éponger le 1/2 verre d'eau ingéré, qui par l'opération du saint esprit se transformait à chaque fois en un véritable tsunami!
Impressionnant...
Partir, pas partir? Nous avons quand même réservé les billets .... de bateau (oups, le mal de mer, en plus!), puis nous nous sommes ravitaillés à la pharmacie. Car voilà que Manon aussi commençait à se sentir mal!
Une fois sur le port, j'ai téléphoné à Moorea pour prévenir, franchement à la dernière minute, que finalement nous arrivions... dans une heure!
No problem! Ils nous attendaient bien.
Dans le bateau, j'avais Nathou à gauche, Manon à droite et tous deux avec un sac plastique.... au cas où!
Finalement, Manon n'aura pas pu voir l'arrivée sur son île.... après avoir raté la poubelle et laissé une belle trace de son passage sur la moquette, nous avons passé le trajet... dans les toilettes! Magnifiques, d'ailleurs... plus rien à voir avec le vieux ferry que nous empruntions auparavant.

Je vous passe la suite, puisque toute la famille y a eu droit.
Il semblerait que nous ayons bu, par inadvertance, de l'eau du robinet. Erreur fatale!
Pas de photo donc, de notre arrivée à Moorea... c'est mieux ainsi!
Mais pour la peine, allez une carte... pour nous suivre les jours prochains.


par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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Mardi 10 octobre 2006
Ca y est! La Polynésie arrive sur Google earth! Il suffit de taper: Tahiti et le logiciel trouve directement.... parce que le Pacifique, ben c'est grand!
Et le lagon de Moorea, il est pas mal non plus.
Le petit plus, en cherchant bien au sud, il y a Rurutu! Si, Si!!!!

par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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Lundi 9 octobre 2006
Makatea... ce sont ces grottes calcaires que l'on retrouve un peu partout... sous la végétation!
Rurutu était en partie immergée, il y a bien longtemps et ces grottes ont donc été faconnées par la mer.




L'école primaire de Avera.
On a fait une blague douteuse aux enfants.... on y est allé en leur disant qu'ils y étaient inscrits pour la semaine... vu qu'ils rataient un mois d'école, logique!
Cela étant, ils ont constaté par eux même, que les enfants y faisaient exactement la même chose qu'en métropole et que contrairement à ce qu'ils pensaient, ils ne passaient pas leur temps à jouer, nager, buller... Déception!

Grains de café au séchoir avant la torréfaction. 
Les grands parents de Nathou cultivent le café, dans la montagne. Nous y sommes allés, très curieux de voir à quoi ressemble "l'arbre à café"!
En fait, il pousse à l'ombre d'autres arbres. C'est un arbustre de deux mêtres environ, aux feuilles vert foncé. Les graines sont rouges au moment de la cueillette, enfin pas les graines, l'enveloppe dans laquelle elles se trouvent (il y en a deux). Cette enveloppe est retirée, les graines sèchent et peuvent ensuite être grillées.

La veille de notre départ, F. a organisé un barbecue en notre honneur. On ne connaissait quasiment personne, mais c'était vraiment sympa. Et pour le coup, outre le fait que nous ayons participé à la préparation du repas, il s'agissait d'un vrai barbecue tahitien: Uru, cuit directement sur le feu, puis écrasé dans un linge, puis malaxé. Bananes cuites. Beignets de banane. Et surtout, brochettes de coeur! Ca, c'est space... Je les avais embrochées et déjà, bof! Mais à manger, c'est très fort comme goût.... personnellement, s'il n'y avait pas eu la sauce....

Découpe du uru...













 
Et découpe du taro. Là, il
 faut faire attention car la peau est urticante. Evidemment, après avoir entendu ça, Bastien s'est fait un malin plaisir de tester.... et Oui, c'est urticant!
par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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Samedi 7 octobre 2006

Une plage, déserte...

De toute façon, que ce soit à la plage, dans les terres, dans le partage de la vie de nos amis, nous avons vraiment ressenti ce qu'est la NATURE.
La vie y est encore naturelle, rien n'est venu la polluer au sens propre et au sens figuré.

Les enfants avaient soif.... pas de problème! Il suffit de lever la tête, de choisir une noix de coco, de grimper pour l'attraper, de l'ouvrir à la machette et voilà!
Bon, mais ils ont assez moyennement aimé. Ils ont nettement préféré les pamplemousses. Enormes, juteux et sucrés...

Les enfants avaient faim... pas de problème!
Non, on ne l'a pas abattu sur place et mangé cru, mais quelques jours plus tard, oui!
A Rurutu, les gens  vivent quasiment en autarcie. Ils cultivent le taro, le café, élèvent les cochons et pour le reste ils peuvent attraper les poules, qui appartiennent à la communauté,  cueillir tous les fruits qui poussent naturellement (mangue, coco, fruit de la passion, papaye etc...) ou acheter quelques douceurs à l'épicerie. C'est ainsi que nous avons eu droit à un beurre de marque, à une boite de cassoulet à 10 heures du matin, des merguez  et de la  purée en flocon...

Allez, la suite plus tard....

 
par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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Samedi 7 octobre 2006
Lundi 2 mai au vendredi 6 mai

Tout au long de la semaine, nous avons été pris en charge.... Par l'un, par l'autre....
Jamais nous n'avons été seuls!
C'était un peu contraignant parfois, mais ça partait d'un bon sentiment de leur part, alors on s'est adapté.
Ils se sont tous mis en quatre pour que nous passions le meilleur séjour possible à Rurutu. Que ce soit en nous prêtant une jeep pour explorer l'île, qu'en nous la faisant découvrir sous un jour historique, ou géologique, ou botanique.... Nous avons appris énormément de choses.
Beaucoup d' habitants portent des noms à consonnance portugaise car contrairement aux autres archipels, les européens qui ont découvert les australes étaient les Portugais( En tout cas, ils y ont séjourné longtemps). Du coup, même l'habitat et la conception des villages sont différents.
Les maisons ont des murs blanchis à la chaux et sont entourées d'un petit jardin. Elles sont relativement espacées et les routes également. Il y a peu de végétations par rapport à Tahiti, ce qui donne une impression de clarté, de propreté, d'ordre. Les routes sont d'ailleurs disposées assez géométriquement.
A Rurutu, il y a une "ville" principale et deux plus petites. Nous vivions donc à Avera.
Les rues étaient toujours très calmes, peu de monde, peu de voitures. Ainsi les enfants pouvaient se rendre sans surveillance chez les grands parents de Nathou, ou les parents de L. ou encore chez F., une amie de la maman de Nathou. C'est elle qui nous a toujours écrit sous la dictée de H.

Dès le premier jour, nous sommes allés saluer la famille de Nathou. Ils sont restés très distants tout au long du séjour. Nous n'avons pas pu savoir quelle en était la raison.
Lors de notre départ, la mamie de Nathou nous a fait porter des cadeaux. Nous sommes donc allés la remercier... mais avons abbrégé, car elle pleurait.
Sans "mode d'emploi", les Rurutu ne sont pas faciles à comprendre. Distants, ils le sont sûrement. Mais accueillants en même temps!
Nous avons aussi remarqué que l'organisation de la vie sociale était particulière. Ainsi H. passait ses journées chez sa mère, à faire le ménage, la cuisine etc... pendant que sa belle-mère venait chez elle, la remplacer!
De même, F. était en charge de tous les enfants de ses frères et soeurs, qui travaillaient à Tahiti. Son avenir était tracé et ne semblait pas trop lui convenir d'ailleurs.
Nathanaël était aux anges.... et d'ailleurs il parle encore souvent de Rurutu. Il était libre d'aller et venir... et en plus, L. lui donnait chaque jour de l'argent pour acheter des bonbons dans la petite épicerie. Et quand nous sommes partis, L., les larmes aux yeux lui a remis ainsi qu'à Bastien et à Manon, un billet de 1000CFP.
Alors forcément L. est un héros!
Nous avons passé beaucoup de temps avec la maman de Nathanaël, sa soeur et L. J'espère que nous avons pu les réconforter...
H. a passé une nuit avec Nathanaël.... Un soir, elle s'est glissé à côté de lui et l'a serré très fort dans ses bras, lui a parlé des heures durant...
Elle a tant pleuré à notre départ. Ca faisait mal.
Heureusement F. était là et me rassurait: "C'est comme ça, c'est tout! Pleure aussi mais dis-toi que ce n'est pas ta faute"
Ben quand même, c'était dur de voir H. pleurer ainsi...
par sabine lainé publié dans : fa'a'amu et Polynésie
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La plupart des photos sont de Patrick Dancel, photographe




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