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Indubitablement, l'adoption fa'a'amu et la Polynésie nous ont ouvert les yeux et le coeur. Notre vie est banale, notre vie est parfois compliquée, la dyslexie est un autre combat, mais notre vie nous l'aimons et ne l'échangerions contre rien au monde!
Ce blog est la suite de mon livre "1,2,3, mes petits koalas..."
Chez L'Harmattan, 2005.
"1,2,3, mes petits koalas..."
Je ne le regrette pas, je ne le regrette plus.
Pourtant, nous avons été bannis de la société, de notre société, si injustement.
Les mots suffisent à peine à traduire notre souffrance, notre combat contre la différence, l'indifférence...
Nous ne pouvions pas avoir d'enfants. Et alors!
Notre douleur laissait les autres insensibles, au mieux impuissants. Ils ne nous comprenaient pas. Le pouvaient-ils?
Mais je ne le regrette pas, je ne le regrette plus. Nous avons tant gagné en retour.
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants.
En allant vers eux, nous avons tant appris de nous, des autres, du meilleur des autres.
En allant vers eux, nous avons été adoptés par leur famille. Nous sommes devenus les leurs, nous sommes devenus les parents fa'a'amu de leurs enfants. C'est désormais notre place dans cette société
si différente, la société polynésienne.
Car l'adoption fa'a'amu n'est pas une adoption ordinaire. C'est une adoption sans abandon, c'est un don sans rupture d'amour... Alors non, je ne regrette rien.
Anna a tout réussi dans la vie, pourtant elle n'a jamais été heureuse.
Détruite pendant l'enfance, elle n'a cessé de se reconstruire, persuadée de s'être perdue en chemin.
Mais ce jour là, elle comprend...
Un flash, un instant et elle revoit sa vie...
C'est toute sa réalité qui se métamorphose enfin.
Le mythe de la chrysalide appliqué au destin d'une enfant étouffée, que rien ne prédestinait à devenir une belle jeune femme, une journaliste de talent, un papillon éblouissant.
Servie par une plume subtile et terriblement introspective, une chronique sociale écrite à demi-mots, qui nous plonge directement dans le coeur et l'âme d'une enfant, d'une jeune fille, d'une femme
en plein désarroi.
Entre confession, mal-être et renaissance, un destin finalement ordinaire mais d'autant plus fort, d'autant plus touchant.
Et pas PSP!
Rien a voir avec une console de jeu ou le dernier jeu vidéo en vogue.... même si avec mes loulous, je suis bien informée. Il s'agit plutôt de projet personnalisé de scolarisation.
C'est déjà moins marrant.
Pour Bastien, c'était le 11 octobre et en relisant mon blog, je réalise que je n'en ai pas reparlé...
C'est sûrement dû au soulagement!
Au relâchement de la tension nerveuse.
Ça faisait un moment que je n'en dormais plus, que mon estomac était de plus en plus douloureux, à en marcher courbée...
Chaque année depuis 8 ans, la galère recommence. Certaines années, ça va et d'autres c'est la cata.
Cata, cata, vraiment.... Épuisement et dépression d'un enfant!
Je ne veux plus revivre ça!
Donc là, j'ai voulu évacuer ce stress, avant d'en reparler, de témoigner car beaucoup d'anonymes de ce blog semblent rechercher ce genre d'information.
Et tout ça, en attendant le PPS de Nathou, la semaine prochaine!
Lui, ce sera moins tendu... Je ne stresse pas, c'est presque une formalité. Comme quoi, avec 5 ans d'écart, leur dyslexie n'a jamais été considérée de la même façon.
Bon, oui, pour en revenir à nos moutons et pour les non initiés, c'est quoi déjà le PPS?!
L'année dernière, Bastien a été reconnu handicapé par la maison du handicap, du fait de sa dyslexie. Il est maintenant représenté et défendu par un enseignant référent, qui organise plusieurs fois
par an, des réunions d'équipe de scolarisation, dans le cadre d'un PPS, projet personnalisé de scolarisation, qui a pour but de maintenir Bastien dans une classe ordinaire! Ce qui paraît logique
compte tenu de son QI élevé, mais pas forcément quand on voit son travail et ses résultats.
Ça aussi, ça fait mal! Savoir que votre fils est intelligent, mais voir dans les yeux des autres, qu'il passe pour un idiot!
Le 11, c'était donc la première réunion de l'année. Elle est importante, elle détermine de quelle façon, les enseignants appréhendent la situation. Il y a une loi (février 2005 sur le handicap),
certes mais ce n'est pas pour autant qu'ils la connaissent et encore moins qu'ils en tiennent compte.
Pascal était avec moi. Je ne me sentais pas d'y aller seule. J'ai trop "le nez dans le guidon" pour réagir de façon adaptée. Je lui avais dit avant vers quoi, il fallait qu'on aille et les écueils
à éviter absolument.
Et tout a "fonctionné" au mieux.
La principale du collège et l'enseignante référente étaient parvenues à faire venir un certain nombre de professeurs. Leur présence est plus que souhaitable, elle est évidente mais pas
obligatoire. Or, il faut savoir que ces réunions sont longues et prennent largement le temps du déjeuner, donc leur présence était d'emblée très bon signe.
Dès le départ, Pascal a eu la présence d'esprit de demander aux professeurs ,s'ils comprenaient pourquoi la dyslexie est maintenant considérée comme un handicap. Du coup, ils ont avoué ne pas
réellement savoir ce qu'est la dyslexie!
Un pas de géant était franchi.
Le médecin scolaire et l'orthophoniste ont expliqué concrètement les difficultés. Ces difficultés ont été analysées par matière. Des solutions ont été proposées...
L'enseignante référente était vraiment contente... C'était la première fois qu'elle n'avait pas à intervenir.
Attention, tout n'est pas gagné mais quand un prof projette votre fils, qui jusque là avait un avenir incertain, au lycée et à l'université, ça soulage!
Hier, je croisais la prof d'anglais, qui était toute heureuse de m'annoncer que Bastien avait la moyenne...
Toutes ses notes décollent...
Et jamais, je ne l'ai senti aussi heureux!
Et pourtant, un ado bien dans ses "allstar", c'est pas si évident.
Conséquence assez inattendue.... j'ai rajouté un chapitre à mon dernier livre, que je suis en train de corriger. Et oui, j'ai tellement "égratigné" le corps enseignant que maintenant qu'il
s'ouvre, il faut quand même le souligner! Pas évident d'accepter de sortir du moule, alors qu'il est bien plus simple d'y rester.
Des enseignants sont plus courageux que d'autres, je serais injuste de tous les considérés de la même façon!
Enfin, croisons les doigts..... C'est la première fois que le regard des enseignants change.... je ne vois plus le même agacement dans leurs yeux.... je crois même que j'y vois enfin de la
compréhension!
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