
La "journée" se renouvelle... ce qui est déjà une bonne nouvelle... mais en plus, à l'échelle européenne et ça, ce n'est pas rien!
Bilan de la première journée des Dys en 2007
Les dys sont aujourd'hui de plus en plus reconnus avec leurs spécificités. Malgré ces indéniables progrès, beaucoup reste à faire pour mieux repérer et diagnostiquer les enfants qui présentent des troubles du langage et des apprentissages. Une journée nationale était organisée le 10 octobre pour mieux connaître les troubles dys.
Une soixantaine de manifestations ont été organisées en France pendant la journée du 10 octobre. Un colloque a réuni plus de 900 participants à Paris. Cette opération était organisée sous le haut
patronage des ministères de l'Education nationale, de la Santé et de la Direction interministérielle aux personnes handicapées, en partenariat avec la FLA (Fédération française des troubles
spécifiques du langage et des apprentissages) et la Fédération APAJH (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés).
Des actions locales ont eu lieu dans les départements, organisées par les associations de parents, Apédys35,Avenir Dysphasie, Dyspraxique Mais Fantastique et APAJH. Elles ont réuni les
professionnels et les chercheurs pour informer les parents et tout public concerné, sur les dépistages,les prises en charge et les aménagements pédagogiques. Il s’agissait aussi de communiquer
sur les différents troubles spécifiques du langage oral ou écrit dyslexie, dysphasie, dyspraxie et de sensibiliser sur les “dysfficultés” d'apprentissage en relation avec les troubles du langage
qui,invisibles, empêchent les enfants et les jeunes de réussir leur scolarité et leur projet de vie.
--------------------------------------------------------------------------------
Ils ont dit ...
Fernand Tournan Président de la Fédération APAJH :
" Les personnes dys qui ont témoigné aujourd’hui doivent être source d’espoir : des parcours d’intégration souvent difficiles mais réussis lorsque les accompagnements humains et matériels
nécessaires ont été présents.
Il nous faut insister sur la nécessaire coopération entre les acteurs de soins et les éducateurs, entre le secteur spécialisé et l’Education nationale, pour un accompagnement pluridisciplinaire.
Nous avons encore trop peu d’enseignants formés aux besoins des enfants dys. Il faut accélérer la mise en place de nouveaux SESSAD, pivots de la scolarisation et passerelles entre les
professionnels du médico-social et l’école. Il faut mieux aider les familles (prestation de compensation, remboursement des frais d’ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues). La FLA et
l’APAJH vont continuer ce travail de sensibilisation des pouvoirs publics, d’information des familles.
Dans l’immédiat, nous allons rencontrer Monsieur le Délégué interministériel des Personnes Handicapées pour lui présenter les conclusions de ce colloque, comme il nous y a invités”.
Françoise de Simone, Présidente de la FLA :
" La loi du 11 Février 2005 définit le handicap comme “toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société (…) en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions..., parmi lesquelles les fonctions cognitives”, mais les dys sont-ils des handicaps ? Ces troubles, invisibles au premier abord, peuvent s’aggraver ensuite. Ils doivent donc être reconnus comme invalidants. La reconnaissance ou non de la situation de handicap évolue, mais la FLA a toujours affirmé sa position à ses associations adhérentes : veiller au respect de la position de chacun. La FLA est heureuse de constater que son appel reçoit de bons échos non seulement auprès des personnes et professionnels qui lui ont témoigné leur intérêt, mais aussi auprès des institutions et des entreprises. Le Parlement européen (1) également tenu à soutenir notre initiative en lançant une déclaration sur la “Dyscrimination des Dys”, Elle vient d’être adoptée avec la signature de plus de 400 députés européens.
(1) Le Parlement européen s’est prononcé en faveur de mesures à appliquer pour éviter la "dys" crimination des enfants et leur exclusion sociale : “La recherche doit être renforcée, et (…) seule une prise en charge précoce, intensive et pluridisciplinaire dans des structures adaptées (en milieu scolaire ordinaire avec accompagnement adapté ou en structure spécialisée), permet d'éviter la “dys-crimination” des enfants”.
Patrick Gohet Délégué Interministériel aux personnes handicapées :
" Est-ce que les dys entrent dans la sphère du handicap ? La question continue à se poser, mais dans mon esprit c’est oui. Les associations de la FLA sont d’ailleurs membres du Conseil National Consultatif des personnes handicapées. Par contre, il faudrait combler l’insuffisance de la réflexion sur les troubles cognitifs, et affiner la doctrine en la matière. Nous sommes à mi-parcours de la mise en oeuvre de la réforme. Il ne faut pas condamner la loi de 2005, ni la laisser s’enliser, mais accélérer sa mise en oeuvre. Les Maisons Départementales des Personnes Handicapées devront intégrer la question des dys. Ils appellent quelle compensation ? Ils appellent quelle accessibilité ? Il faudra révolutionner la culture traditionnelle à cet égard, afin que les personnes qui souffrent de ces troubles accèdent pleinement à leur place dans la société. Les réponses devront être adaptées à chacun, durables et évolutives”.
Dr Michel Habib Neurologue praticien CHU de Marseille 2 :
" La grande majorité des enfants, qu'ils soient hyperactifs ou dyslexiques, ne sont pas des handicapés au sens commun du terme. Je peux comprendre les parents qui rechignent à utiliser le terme de handicap à propos de leur enfant car ils ne le considèrent pas comme un handicapé au sens habituel. Cela dit, si on va au-delà du mot, je crois que c'est quand même important, à beaucoup d'égards, et en particulier dans le domaine scolaire, de faire reconnaître que l'enfant présente une différence”.
Franck Ramus Chercheur au CNRS :
" Les troubles qui ont le préfixe “dys” sont des troubles du développement et ceux qui ont le préfixe “a” sont des troubles acquis chez l’adulte, souvent à la suite d’un traumatisme. Le préfixe
“dys” signifie un dysfonctionnement. Les causes affectives ou relationnelles n’ont jamais été prouvées scientifiquement. Par contre, nous savons formellement que ces troubles sont dus à des
déficits de connection cérébrale et à des facteurs génétiques. Comment diagnostiquer le plus tôt possible ?
Impérativement en croisant des avis plurisdisciplinaires, entre orthophoniste, neuropsychologue, psychomotricien et ophtalmologiste. L’ensemble étant coordonné par un médecin prescripteur.
Ensuite la prise en charge doit être cohérente. On ne pourra jamais faire l’économie d’une collaboration étroite entre les services de la Santé et de l’Education nationale”.
Paroles de Colloque :
“J’ai 15 ans, je suis élève de troisième. J’ai redoublé ma cinquième. Aucun de mes professeurs n’avait su déceler ma dyslexie depuis le
CP. C’est ma mère qui l’a finalement diagnostiquée…”.
Lynda
“Quand la formation des professeurs en IUFM prendra-t-elle en compte la pédagogie avec les enfants atteints de troubles ?”.
“Les outils informatiques sont-ils disponibles et adaptés à nos enfant pour l’apprentissage de la lecture ?”.
“Je suis professeur des écoles et ancien bègue Jamais je n’ai reçu de formation professionnelle spécifique !”.
“Où en sont les recherches génétiques sur les troubles Dys ?”.
“Plus on avance dans la scolarité, plus les difficultés s’aggravent. Il faut deux qualités pour réussir : le courage et l’intelligence !”.
“ Je suis principale d’un collège, et je peux vous affirmer que de nombreux enseignants sont déterminés pour trouver des aménagements et travailler avec des professionnels du médico-social"
|
Faites passer l'info sur vos blogs et dès la rentrée, auprès des établissements de vos enfants.... qu'ils soient dys ou non! Vous trouverez le logo sur la page d'accueil du site et vous pouvez tirez une affiche de la page la plus "parlante"! |
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander




















































































Vos réactions